Les forces iraniennes ont attaqué trois navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz mercredi, quelques heures après que le président Trump a prolongé un cessez-le-feu avec l'Iran tout en maintenant un blocus naval américain. Ces incidents ont compromis les pourparlers de paix, les responsables iraniens qualifiant le blocus de violation. Aucun blessé n'a été signalé, mais un navire a subi de lourds dommages.
Le Corps des Gardiens de la révolution paramilitaire iranien a approché un porte-conteneurs dans le détroit d'Ormuz et a ouvert le feu sur celui-ci, causant d'importants dégâts à la passerelle, selon l'organisation britannique United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO). L'agence de presse iranienne Tasnim a affirmé que le navire avait ignoré des avertissements répétés. Les médias iraniens ont rapporté que la marine a saisi deux autres navires, le MSC Francesca et l'Epaminondas, tandis qu'un troisième cargo, l'Euphoria, a été pris pour cible sans dommages signalés. Un haut responsable iranien a écarté la prolongation du cessez-le-feu par Trump, la jugeant dénuée de sens tant que le blocus des ports iraniens n'est pas levé. Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré que le dialogue était bienvenu, mais que le blocus et les menaces entravaient les négociations. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a réitéré que le cessez-le-feu exigeait l'absence de blocus maritime, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a qualifié les blocus portuaires d'acte de guerre. Le président Trump a prolongé le cessez-le-feu de deux semaines à la demande du Pakistan, quelques heures avant son expiration, afin de laisser à l'Iran le temps de formuler une proposition unifiée. Il a posté sur Truth Social que l'économie iranienne s'effondre, perdant 500 millions de dollars par jour en raison du blocus. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a confirmé que la marine américaine poursuivrait ses opérations pour limiter les revenus pétroliers de l'Iran. Les discussions prévues du vice-président Vance à Islamabad ont échoué après que l'Iran a refusé d'y participer. António Guterres, secrétaire général de l'ONU, a salué cette extension comme une étape vers la désescalade. Le Royaume-Uni et la France ont organisé une conférence avec plus de 30 nations pour traiter la question des mines dans le détroit et sécuriser le transport maritime, dans un contexte de hausse mondiale des coûts du carburant.