Le gouvernement du Kenya a dépensé plus de 11 milliards de shillings kenyans en deux mois pour maintenir stables les prix du diesel et du kérosène. Cette décision soulève des questions, le kérosène représentant moins de 1 % de la consommation nationale de carburant.
Le 14 mai, l'Autorité de régulation de l'énergie et du pétrole a augmenté le prix du diesel à Nairobi de 46,29 shillings kenyans pour atteindre 242,92 shillings par litre, et celui de l'essence de 16,65 shillings pour atteindre 214,25 shillings. Le prix du kérosène est resté inchangé à 152,78 shillings.
Le ministre de l'Énergie, Opiyo Wandayi, a déclaré que le gouvernement avait utilisé 5 milliards de shillings provenant de la taxe de développement pétrolier pour limiter ces hausses. Ajoutée à une précédente dépense de 6,5 milliards de shillings en avril, le montant total dépasse les 11 milliards de shillings sur deux périodes d'examen.
Le président William Ruto a ordonné le gel du prix du kérosène le mois dernier afin de protéger les ménages à faible revenu qui dépendent de ce combustible pour cuisiner et s'éclairer. Les données du Bureau national des statistiques du Kenya montrent que le kérosène ne représentait que 0,8 % de la demande pétrolière en 2025, tandis que le gasoil léger atteignait 42,3 %.