L’armée américaine a déclaré que la marine iranienne a perdu tous ses navires dans le golfe d’Oman lors des premières frappes du conflit. Cette affirmation intervient après plus de 1250 cibles touchées en 48 heures par les États-Unis contre l’Iran. Le conflit, déclenché par des attaques conjointes américano-israéliennes, a entraîné la mort de l’ayatollah Ali Khamenei et des ripostes iraniennes dans la région.
L’United States Central Command a publié sur X que «il y a deux jours, le régime iranien avait encore 11 navires dans le golfe d’Oman. Aujourd’hui, il n’en a plus aucun». Cette déclaration souligne la fin des décennies de harcèlement iranien de la navigation maritime internationale dans la zone, selon l’armée américaine.
Le conflit a débuté samedi avec des frappes américano-israéliennes sur l’Iran, tuant le guide suprême ayatollah Ali Khamenei et des dizaines de hauts dignitaires. Les États-Unis ont frappé plus de 1250 cibles en 48 heures, incluant centres de commandement, sites de missiles balistiques, navires, sous-marins et missiles antinavires, a indiqué le chef d’état-major Dan Caine. Plus de 1000 cibles avaient été visées le premier jour.
En riposte, l’Iran a lancé des drones et roquettes sur Tel-Aviv, Haïfa, Jérusalem-Est, des monarchies du Golfe, et des bases à Chypre et Abou Dabi. Six militaires américains ont été tués depuis le début, dont deux dont les corps ont été récupérés dans une installation touchée. La bataille navale s’est intensifiée autour du détroit d’Ormuz, par où transite 20 % du pétrole mondial, avec des attaques sur au moins trois navires.
Israël a ciblé le Liban pour affaiblir le Hezbollah, partie de l’«axe de la résistance» iranien. L’Europe, touchée par des attaques sur des bases françaises et britanniques, prépare des «actions défensives nécessaires et proportionnées», selon les dirigeants de France, Allemagne et Royaume-Uni. Le déploiement américain inclut 50 000 soldats, 200 avions et deux porte-avions, le plus important depuis 2003.