Le nom de l’ancien président Jacob Zuma figure dans des documents récemment publiés par le département de la Justice américain dans le cadre des dossiers Epstein. La fondation de Zuma a qualifié les rapports de spéculatifs. Les mentions concernent un dîner à Londres en 2010 lors d’une visite d’État.
Le département de la Justice des États-Unis a publié plus de 3 millions de pages supplémentaires de documents en réponse à la loi sur la transparence des dossiers Epstein, signée par le président Donald Trump en novembre dernier. Cette publication fait suite à un ordre de l’administration Trump visant à rendre publics les dossiers relatifs aux enquêtes criminelles sur Jeffrey Epstein, le financier décédé et délinquant sexuel condamné qui était ami avec Trump dans les années 1990, conformément à une loi sur la transparence adoptée par le Congrès le mois dernier. Les documents comprennent une série d’e-mails faisant référence à un dîner organisé au Ritz Hotel de Londres le 5 mars 2010, alors que Zuma effectuait une visite d’État au Royaume-Uni. La Fondation Jacob Zuma a rejeté les reportages médiatiques sur ces révélations comme une construction narrative spéculative et considère l’affaire close. Un e-mail de Mark Lloyd daté du 4 mars 2010 invite une personne nommée Vera à un petit dîner organisé pour l’alors président Zuma, en l’encourageant à participer pour ajouter un vrai glamour à l’occasion. Une réponse indique l’acceptation de quelqu’un se décrivant comme un mannequin russe vivant à Londres depuis deux ans. Un autre e-mail, prétendument envoyé par Epstein au diplomate britannique Peter Mandelson le 5 mars 2010, indique que Mark Lloyd recevait Zuma le lendemain au Ritz et qu’il avait invité quelqu’un dont le nom est redacté mais décrit comme belle. Un e-mail du 6 mars à Epstein, jour suivant le dîner, de Mark Lloyd, décrit Zuma comme un personnage plus impressionnant que prévu, affichant plus de gravitas et aucun de l’agressivité machiste dépeinte dans la presse à sensation. Ces révélations attirent une nouvelle attention sur les connexions internationales de Zuma durant sa présidence, bien qu’aucun lien direct avec les crimes d’Epstein ne soit mentionné.