De nouveaux témoignages de victimes décrivent comment le Kiai Ashari, arrêté le 7 mai à Wonogiri pour avoir présumément abusé de dizaines de santriwati au sein du Pondok Pesantren Ndolo Kusumo à Pati, changeait délibérément de lieu de couchage et utilisait des prétextes spirituels pour cibler les étudiantes.
Le Kiai Ashari a été appréhendé par la police de Pati à Purwantoro, dans la régence de Wonogiri, après avoir ignoré de précédentes convocations. Il s'était déplacé de Kudus à travers Bogor, Jakarta et Solo avant que les agents ne le retrouvent dans une mosquée locale aux alentours de 04h00 WIB.
Les victimes affirment qu'Ashari n'avait pas de chambre attitrée au pesantren et changeait régulièrement d'endroit pour dormir afin de pouvoir appeler les santriwati auprès de lui pendant la nuit. Une survivante de 20 ans, Tari, a confié au podcast de Denny Sumargo qu'il choisissait ses cibles en fonction de leur apparence et demandait souvent des massages, parfois sous couvert de guérison spirituelle. Son père, Pak Di, qui a aidé à fonder le pesantren, est devenu suspicieux après avoir remarqué la fréquence avec laquelle Ashari remplaçait les jeunes filles qu'il convoquait.
L'ancien régent de Pati, Sudewo, a qualifié cette affaire de profondément troublante et a salué à la fois l'arrestation et la révocation prévue de l'autorisation du pesantren. La police continue de rechercher d'autres victimes et de recueillir des preuves.