Les cellules vivantes pourraient générer de l'électricité à partir du mouvement de leur membrane

Des scientifiques ont proposé un modèle théorique expliquant comment les cellules vivantes pourraient produire leurs propres signaux électriques grâce à de minuscules mouvements de leurs membranes. Ce mécanisme, propulsé par des processus moléculaires actifs, pourrait imiter l'activité neuronale et influencer le transport d'ions. Ces découvertes pourraient inspirer des matériaux bio-inspirés et approfondir la compréhension des fonctions cellulaires.

Des chercheurs dirigés par Pradeep Sharma ont développé un cadre mathématique suggérant que les mouvements microscopiques constants de la membrane cellulaire génèrent des effets électriques. La membrane cellulaire, une barrière mince et flexible entourant chaque cellule vivante, se remodèle dynamiquement alors que les protéines à l'intérieur de la cellule changent de forme, interagissent avec des molécules et effectuent des réactions comme l'hydrolyse de l'ATP pour libérer de l'énergie. Ces activités font plier, frémir et fluctuer la membrane, déclenchant la flexoélectricité — un phénomène où la déformation du matériau produit une tension.

Le modèle prédit que ces mouvements créent des différences électriques à travers la membrane, atteignant jusqu'à 90 millivolts — des niveaux comparables à ceux des neurones en décharge. Les variations de tension se produisent en millisecondes, s'alignant sur le timing et la forme des potentiels d'action neuronaux. Cela implique que de tels principes physiques pourraient contribuer à la communication des cellules nerveuses.

De plus, le cadre indique que ces tensions pourraient entraîner le mouvement des ions contre les gradients électrochimiques naturels. Les ions, atomes chargés essentiels pour la signalisation et l'équilibre cellulaire, pourraient être transportés activement en fonction de l'élasticité de la membrane et de sa réponse aux champs électriques. La direction et la charge du flux ionique dépendent de ces propriétés.

En étendant l'idée, les chercheurs suggèrent d'appliquer le modèle aux tissus, où une activité membranaire coordonnée pourrait produire des motifs électriques plus importants. Ce mécanisme fournit une base physique pour la perception sensorielle, le déclenchement neuronal et la récolte d'énergie interne dans les cellules. Il offre également un potentiel pour relier les neurosciences à la conception de matériaux bio-inspirés et électriquement réactifs mimant les tissus vivants.

L'étude paraît dans PNAS Nexus, volume 4, numéro 12, publié en décembre 2025.

Articles connexes

Scientific illustration depicting mitochondrial 'pearling' process evenly spacing mtDNA nucleoids via calcium influx.
Image générée par IA

EPFL study links mitochondrial “pearling” to the even spacing of mtDNA nucleoids

Rapporté par l'IA Image générée par IA Vérifié par des faits

Scientists at EPFL report that a transient shape change in mitochondria—known as “pearling,” in which the organelle briefly forms bead-like constrictions—can redistribute clusters of mitochondrial DNA (mtDNA) into more evenly spaced nucleoids. The work, published April 2, 2026 in Science, suggests the process is triggered by calcium influx into mitochondria and may help explain how cells maintain robust mtDNA organization, a feature implicated in a range of mitochondrial-related disorders.

Researchers at EPFL have created a new membrane using lipid-coated nanopores that boosts the efficiency of blue energy production from mixing saltwater and freshwater. The innovation allows ions to pass through more smoothly, generating up to three times more power than existing technologies. This advance could make osmotic energy a more viable renewable source.

Rapporté par l'IA

Researchers at The University of Osaka have developed ultra-small pores in silicon nitride membranes that approach the scale of natural ion channels. These structures enable repeatable opening and closing through voltage-controlled chemical reactions. The advance could aid DNA sequencing and neuromorphic computing.

Scientists at EPFL have developed a technique called optovolution, using light to evolve proteins that switch states, sense environments, and perform computations. By engineering yeast cells to survive only if proteins behave dynamically, the method selects optimal variants rapidly. The approach, published in Cell, advances synthetic biology and optogenetics.

Rapporté par l'IA

A new analysis from Queen Mary University of London proposes that the universe's physical constants occupy a narrow range allowing liquids to flow properly inside living cells.

Researchers at Kyoto University have suggested a possible connection between solar flares and earthquakes through ionospheric disturbances. Their theoretical model indicates that electrostatic forces from space weather could influence stressed fault zones in Earth's crust. The study does not claim direct causation but highlights a potential interaction mechanism.

Rapporté par l'IA Vérifié par des faits

Penn State researchers report that tightening the abdominal muscles can transmit pressure through a vein network along the spine, causing the brain to shift slightly inside the skull in mice. The team says computer simulations suggest this motion could help drive cerebrospinal fluid flow that is thought to support waste removal, offering one possible mechanical explanation for why everyday movement and exercise are associated with brain health.

 

 

 

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser