Des scientifiques japonais recréent des circuits cérébraux humains en laboratoire

Des chercheurs de l'université de Nagoya au Japon ont développé des modèles cérébraux miniatures à partir de cellules souches pour étudier les interactions entre le thalamus et le cortex. Leur travail révèle le rôle clé du thalamus dans la maturation des réseaux neuronaux corticaux. Ces découvertes pourraient faire avancer la recherche sur les troubles neurologiques comme l'autisme.

Une équipe dirigée par le professeur Fumitaka Osakada et l'étudiant en master Masatoshi Nishimura à l'École des études supérieures de sciences pharmaceutiques de l'université de Nagoya a créé des assembloïdes — organoïdes fusionnés dérivés de cellules souches pluripotentes induites (iPS) — qui imitent les connexions entre le thalamus humain et le cortex cérébral. Ces structures cultivées en laboratoire permettent d'observer en temps réel le développement neuronal. Les chercheurs ont généré des organoïdes thalamiques et corticaux séparément, puis les ont combinés. Des fibres nerveuses du thalamus se sont étendues vers le cortex, et vice versa, formant des synapses similaires à celles du cerveau humain. L'analyse a montré que le tissu cortical lié au thalamus présentait une plus grande maturité dans l'expression génique par rapport aux organoïdes corticaux isolés. Les signaux neuronaux se sont propagés du thalamus vers le cortex selon des motifs ondulatoires, induisant une activité synchronisée. Cette synchronisation s'est produite spécifiquement dans les neurones du tractus pyramidal (PT) et corticothalamiques (CT), qui projettent vers le thalamus, mais pas dans les neurones intratelencéphaliques (IT). L'étude, publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences le 19 novembre 2025 (volume 122, numéro 47), met en lumière le rôle du thalamus dans l'organisation de circuits corticaux spécialisés essentiels à la perception, à la pensée et à la cognition. Ces circuits se développent souvent de manière anormale dans des affections comme le trouble du spectre autistique. Osakada a noté les implications : « Nous avons réalisé des progrès significatifs dans l'approche constructiviste pour comprendre le cerveau humain en le reproduisant. Nous pensons que ces découvertes accéléreront la découverte des mécanismes sous-jacents aux troubles neurologiques et psychiatriques, ainsi que le développement de nouvelles thérapies. » Cette plateforme surmonte les barrières éthiques liées à l'étude directe du tissu cérébral humain et fournit un outil pour étudier les troubles du neurodéveloppement. »

Articles connexes

3D cryo-expansion microscopy image of a killer T cell's immune synapse with a tumor cell, revealing nanoscale killing machinery organization.
Image générée par IA

La cryo-expansion microscopique capture l'architecture 3D des lymphocytes T tueurs au niveau de la synapse immunitaire, y compris dans les tumeurs humaines

Rapporté par l'IA Image générée par IA Vérifié par des faits

Des chercheurs de l'Université de Genève et du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) rapportent avoir visualisé, en trois dimensions et dans des conditions proches de l'état natif, la manière dont les lymphocytes T cytotoxiques organisent leur machinerie létale au niveau de la synapse immunitaire. Ces travaux, publiés dans Cell Reports, appliquent la cryo-expansion microscopique à des lymphocytes T humains et à des échantillons de tissus tumoraux, offrant des vues à l'échelle nanométrique destinées à soutenir la recherche en immunologie et en cancérologie.

La start-up australienne Cortical Labs a annoncé ses projets de construction de deux centres de données utilisant des puces remplies de neurones. Les installations à Melbourne et Singapour abriteront ses ordinateurs biologiques CL1, qui ont démontré leur capacité à jouer à des jeux vidéo comme Doom. Cette initiative vise à développer des services d'informatique cérébrale basés sur le cloud tout en réduisant la consommation d'énergie.

Rapporté par l'IA Vérifié par des faits

Des chercheurs de l'université Northwestern annoncent avoir imprimé des « neurones artificiels » flexibles capables de générer des modèles de décharges électriques réalistes et de déclencher des réponses dans des tissus cérébraux de souris vivantes. L'équipe affirme que ces travaux, publiés le 15 avril dans Nature Nanotechnology, pourraient contribuer au développement d'interfaces cerveau-machine et d'une informatique neuromorphique plus économe en énergie.

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser