L'ancienne maire de Rognac, Sylvie Miceli-Houdais, accuse le sénateur Les Républicains Stéphane Le Rudulier de l'avoir étranglée et frappée le 19 juin 2024. Des membres de l'administration municipale confirment partiellement ces allégations avec des photos de hématomes. Le parlementaire dément et parle de vengeance politique.
Le 19 juin 2024, au centre administratif de Rognac dans les Bouches-du-Rhône, Sylvie Miceli-Houdais, alors maire de la commune et membre de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), affirme avoir été victime de violences de la part de Stéphane Le Rudulier. Ce dernier, prédécesseur à la mairie et sénateur Les Républicains (LR) des Bouches-du-Rhône, était encore conseiller municipal au sein de sa majorité à ce moment-là.
Dans un témoignage manuscrit consulté par Le Monde, Miceli-Houdais décrit avoir été étranglée et frappée à plusieurs reprises. Initialement, elle avait indiqué la date du 31 juillet, mais elle a ensuite corrigé pour le 19 juin. Ces faits sont en partie corroborés par des fonctionnaires municipaux, qui ont fourni des photos montrant des hématomes et qui confirment la date du 19 juin.
Miceli-Houdais, qui a perdu son poste lors d'une élection municipale partielle en novembre 2024, a déposé une plainte pour violences volontaires le 3 mars auprès du procureur de la République d'Aix-en-Provence. Cette démarche a été réalisée par son avocat, Me Alain Lhote.
Contacté par Le Monde, Stéphane Le Rudulier a nié toute violence envers Sylvie Miceli-Houdais. Il a qualifié les accusations de « vengeance politique ».