La Haute Cour de Malindi a clarifié la jurisprudence sur la valeur du témoignage d'un enfant dans les affaires d'agression sexuelle en l'absence d'autres preuves. Le tribunal a réduit la peine de Baraka Kaingu de 30 à 20 ans de prison pour avoir abusé d'une mineure de 15 ans. La décision s'est appuyée exclusivement sur le témoignage de l'enfant, jugé crédible.
La Haute Cour de Malindi a clarifié la loi concernant la valeur du témoignage des enfants dans les affaires d'agression sexuelle, en particulier lorsque les autres preuves sont insuffisantes. Cette question a été soulevée dans l'affaire Baraka Kaingu, condamné pour avoir abusé d'une jeune fille de 15 ans qu'il avait épousée. Kaingu a été arrêté entre le 1er et le 20 mai 2022, après que la police a interrompu une cérémonie de mariage dans le sous-comté de Kaloleni, dans le comté de Kilifi. Les preuves médicales existantes ne corroboraient pas les allégations d'abus sexuel. Le tribunal inférieur l'avait condamné à 30 ans de prison, mais la Haute Cour a ramené cette peine à 20 ans, ce qui constitue le maximum légal pour cette infraction. Le tribunal a considéré Kaingu comme un délinquant primaire, faute de preuves concernant des crimes antérieurs. La loi autorise une condamnation fondée uniquement sur le témoignage d'un enfant si le tribunal estime que celui-ci dit la vérité.