La présidente de PDI Perjuangan, Megawati Soekarnoputri, a souligné que la critique du gouvernement doit reposer sur des données et des faits, et non sur des émotions, lors de son discours de clôture à la Rakernas I du parti à Jakarta le 12 janvier 2026. Elle a également rejeté fermement les propositions d’élections des chefs de région via le DPRD, les qualifiant de contraires à l’esprit de la Reformasi de 1998 et à une décision de la Cour constitutionnelle.
Dans son discours de clôture à la Rakernas I de PDI Perjuangan 2026 à Jakarta le lundi 12 janvier 2026, Megawati Soekarnoputri a mis en lumière la nécessité d’une critique responsable envers le pouvoir gouvernemental. «Face au pouvoir, la lutte du parti ne se mène pas avec colère, ni avec des attaques personnelles, ni avec des confrontations vides. Ces méthodes ne font que nous éloigner du caractère d’homme d’État», a-t-elle déclaré. Megawati a expliqué que la ligne idéologique du parti met l’accent sur les idées, la force morale et des politiques favorisant les petites gens. En tant qu’équilibreur, PDI Perjuangan doit veiller à ce que les politiques de l’État s’alignent sur la justice sociale. «Notre critique doit se fonder sur des données, des expériences réelles du peuple et des valeurs idéologiques – et non sur une provocation émotionnelle», a-t-elle ajouté. Elle a appelé à un changement dans le discours politique national vers la justice sociale, la souveraineté alimentaire et énergétique, la justice écologique et la qualité de la démocratie. PDI Perjuangan doit être un lieu pour ceux qui cherchent la justice, avec des luttes allant de la législation parlementaire à la politique émancipatrice de base. Par ailleurs, Megawati a rejeté les propositions de Pilkada via le DPRD, en référence à la décision de la Cour constitutionnelle n° 110/PUU-XXIII/2025. «PDI Perjuangan rejette fermement tout discours sur des élections indirectes de chefs de région via le DPRD. Ce rejet n’est pas seulement une politique pratique. C’est une position idéologique, constitutionnelle et historique», a-t-elle dit. Ce mécanisme, a-t-elle argué, contredit la souveraineté populaire et les acquis de la Reformasi, qui garantissent des élections directes pour la responsabilité. L’engagement du parti vise à prévenir la régression démocratique, la force politique reposant sur la confiance publique, la participation et la conscience, et non sur la proximité du pouvoir.