À 53 ans, Mikee Romero est devenu le premier Philippin à intégrer le top 25 du classement amateur du World Polo Tour en 2025, restant le joueur sud-est asiatique le mieux classé. Il a reçu un prix spécial de la Philippine Sportswriters Association ce février. Il n'entend pas ralentir et vise à élever le standing international du polo philippin.
Mikee Romero, joueur de polo philippin de 53 ans, a réalisé des succès remarquables dans ce sport malgré un début tardif. En 2025, il a fait l'histoire en entrant dans le top 25 du classement amateur du World Polo Tour, premier Philippin et le plus haut classé parmi les joueurs sud-est asiatiques. Cette performance lui a valu un prix spécial de la Philippine Sportswriters Association en février. «C'est inouï et incroyable de devenir athlète de classe mondiale à ce stade avancé de ma vie», a déclaré Romero. «Surtout dans un sport aussi exigeant». Le polo exige une maîtrise équestre exceptionnelle, de la concentration et de la précision, les joueurs guidant le cheval d'une main tout en maniant un maillet de l'autre. Il comporte aussi des risques de blessures. Pourtant, à l'approche de son 54e anniversaire en mars, Romero s'épanouit grâce à l'adrénaline de la compétition. L'année dernière, il a mené GlobalPort-Passion for Polo à de solides performances dans la série Gauntlet of Polo à Wellington, Floride, États-Unis. L'équipe a atteint les demi-finales de la C.V. Whitney Cup, terminé deuxième de la USPA Bronze Cup et accédé aux quarts de finale du US Open Polo Championship, l'événement phare du polo américain. Pour Romero, «l'âge n'est qu'un chiffre». Il décrit la représentation du pays comme un «grand honneur». Au-delà des défis personnels, il cherche à établir plus de records et d'étapes d'équipe pour booster le profil international du polo philippin. «Pour nous, il ne s'agissait pas seulement de gagner — il s'agissait d'appartenir. Appartenir à la scène mondiale. Et je crois que nous avons mérité ce droit», a-t-il déclaré. «Ceci n'est que le début. Nous ne sommes plus de simples spectateurs — nous sommes des acteurs dans l'arène».