Joueur indien de polo, Simran Shergill, a atteint un handicap à six buts, l'une des notations les plus élevées de ce sport. Dans une interview exclusive, il parle de son parcours, de son entraînement en Argentine et de la nécessité de relancer le polo indien à la base. Shergill souligne que le polo est un mode de vie centré sur les chevaux.
Simran Shergill, étoile indienne du polo, a récemment évoqué l'atteinte d'un handicap à six buts, le décrivant comme un accomplissement profondément personnel après plus de deux décennies de jeu professionnel. « C'était un moment de fierté », a déclaré Shergill à WION. À un moment donné, il était le seul joueur à six buts en Asie, maintenant cette notation pendant plusieurs années et remportant des tournois à ce niveau »n»nLa carrière de Shergill a commencé à l'adolescence, influencée par le service de son père au President’s Bodyguard. Entre 13 et 16 ans, il a commencé à monter régulièrement, initialement en saut d'obstacles avant de passer au polo. Sa longue association avec l'industriel Naveen Jindal, qui s'étend sur plus de deux décennies, a façonné une grande partie de son parcours. « Au polo, être simplement à son handicap ne suffit pas », explique-t-il. « Il faut jouer un cran au-dessus de sa notation. »n»nUne phase décisive est survenue tôt dans sa carrière quand il s'est entraîné en Argentine, considérée comme la capitale mondiale du polo. « L'Argentine compte plus de joueurs de polo que le reste du monde réuni », affirme Shergill. Là-bas, il a appris à améliorer sa monte, le passage du ballon et le rythme du jeu, passant d'un rôle axial à une valorisation du travail d'équipe. « On peut envoyer la balle à cent yards », note-t-il. « Mais si elle n'atteint pas votre coéquipier, c'est inutile. Parfois, une passe de 20 yards est bien plus précieuse. »n»nPour Shergill, le polo va au-delà d'une profession. « Ce n'est pas vraiment un métier », dit-il. « C'est un mode de vie. » Sa routine tourne autour des chevaux, avec des contrôles quotidiens de leur bien-être. Malgré l'image élitiste du polo, Shergill, issu d'une famille militaire de la classe moyenne, insiste sur le fait que la passion ouvre des opportunités.n»nIl estime que le polo indien connaît son plus bas niveau en 20 ans, avec moins d'équipes à Delhi. « Il faut rendre le polo plus inclusif », plaide-t-il, en prônant une baisse des coûts et un renouveau à la base. Par ailleurs, son fils de 10 ans a entrepris l'équitation, perpétuant la tradition familiale.