Trois jours après sa nomination en tant que guide suprême de l'Iran, Mojtaba Khamenei fait face à des spéculations sur des blessures aux jambes dès le début de la guerre et sur la mort de membres de sa famille, que les responsables iraniens démentent, alors que le pays affronte des frappes américaines et israéliennes continues.
À la suite de l'annonce de l'Assemblée des experts le 8 mars sélectionnant Mojtaba Khamenei, fils du défunt Ali Khamenei, comme nouveau guide suprême de l'Iran — dont la couverture est apparue dans des reportages précédents —, Mojtaba, 56 ans, n'est pas encore apparu publiquement ni n'a émis de déclarations, alimentant les rumeurs. nnLe New York Times, citant des renseignements israéliens et des sources iraniennes anonymes, a rapporté que Mojtaba a subi des blessures aux jambes le premier jour de la guerre (le 28 février, date à laquelle son père a été tué dans une frappe aérienne américano-israélienne sur sa résidence à Téhéran) et qu'il se remet dans un lieu sécurisé avec des communications limitées. Les médias iraniens l'ont présenté comme un « vétéran de guerre blessé », et il est affirmé que sa mère, sa femme et un de ses fils ont également péri dans des attaques. nnLes autorités iraniennes rejettent ces informations. Yusef Pezeshkian, conseiller et fils du président Masud Pezeshkian, a déclaré au journal Etemad : « J'ai entendu dire que M. Mojtaba avait été blessé. J'ai vérifié auprès de contacts, et ils ont confirmé qu'il va bien. » Cette opacité persiste au milieu de bombardements continus et d'évacuations internationales, dont le transfert de l'ambassade du Mexique à Téhéran vers l'Azerbaïdjan et l'évacuation de 1 009 citoyens. nnLa nomination de Mojtaba met en lumière la domination des Gardiens de la révolution sur des secteurs comme le pétrole, la finance et les télécoms. Bloomberg le décrit comme un multimillionnaire propriétaire de 13 biens immobiliers à Londres d'une valeur de 236 millions d'euros. Les tensions restent vives, les demandes antérieures des États-Unis d'obtenir l'approbation du président Trump ayant été rejetées par Téhéran.