Un programme gratuit de traitement de la fistule a été organisé le 18 avril 2026 à l’hôpital de référence de Murang’a, venant en aide à 449 femmes et jeunes filles. Cette initiative a rassemblé le gouvernement du comté, le ministère de la Santé, la Fondation M-Pesa, Flying Doctors et Amref Health Africa. Virginiah Wanjira a pu y faire soigner sa fille de cinq ans, atteinte d’une rare fistule urétérale congénitale.
Virginih Wanjira a accouché de sa fille normalement, sans complication apparente. À l’âge de la scolarisation, Wanjira a remarqué que sa fille souffrait d’incontinence urinaire quotidienne. « J’étais inquiète car chaque fois qu’elle rentrait de l’école, elle était mouillée. J’ai commencé à chercher de l’aide car je voyais bien que ce n’était pas normal », explique Wanjira.
Elle a consulté plusieurs hôpitaux, notamment à Othaya et Kenyatta, mais a été confrontée à des difficultés financières. Après des examens approfondis, dont des scanners rénaux et des examens de la vessie et de l’uretère, il a été confirmé que sa fille avait quatre uretères au lieu de deux, ce qui provoquait des fuites urinaires.
L’infirmier Solomon Olale, de la Flying Doctors Society of Africa, précise que la fistule urétérale congénitale est rare. « En quatre ans de travail, je n’ai rencontré que quatre cas de cette pathologie. Pour cette enfant, les uretères seront reliés par chirurgie afin de corriger le défaut », explique Olale.
Le programme du 18 avril a permis d’assurer le dépistage, le conseil, le traitement médicamenteux et la chirurgie pour divers types de fistules. La Fondation M-Pesa a contribué à hauteur de 8,1 millions de shillings à cette initiative, sur un budget global de 213 millions de shillings, venant ainsi en aide à plus de 1 500 femmes. Selon les experts, le Kenya compte environ 120 000 femmes souffrant encore de fistules non traitées.