La première commission du Sénat colombien a approuvé un projet de loi visant à éradiquer les mutilations génitales féminines, le plaçant à une étape de son adoption. La proposition met l'accent sur la prévention, la prise en charge des victimes et le travail communautaire dans les zones touchées.
À Cali, le 26 mars 2026, la première commission du Sénat colombien a approuvé le projet de loi 440 du Sénat de 2025 et le projet de loi 018 de la Chambre de 2024, après son adoption à la Chambre des représentants. Il attend désormais le débat final en séance plénière du Sénat. La législation vise à prévenir, traiter et éliminer les mutilations génitales féminines grâce à une approche globale protégeant les filles et les femmes, en accord avec les normes internationales des droits de l'homme qui rejettent les pratiques portant atteinte à l'intégrité physique et psychologique. Contrairement aux efforts précédents, elle va au-delà des sanctions pénales pour inclure des mesures de prévention, un soutien aux victimes et des stratégies interculturelles dans les communautés pratiquantes, en mettant l'accent sur l'éducation et la sensibilisation pour un changement social. S'inspirant des expériences au Mali et en Égypte — où les sanctions seules ont poussé ces pratiques dans la clandestinité — elle intègre l'éducation, la santé et la protection pour éviter des résultats similaires. Le projet de loi bénéficie du soutien de législateurs de tous bords, du ministère de l'Intérieur, d'organisations internationales et de la société civile. Les leaders autochtones le soutiennent en citant les impacts sur la santé des filles. À l'échelle mondiale, plus de 230 millions de femmes et de filles subissent les conséquences de cette pratique. Le Congrès doit l'approuver avant juin 2026 pour éviter son archivage.