Plus de 2 000 personnes, selon les organisateurs, ou 5 000 selon la police, ont défilé en silence le 20 mars à Huelva pour réclamer la mémoire, la vérité et la justice pour les victimes de l'accident ferroviaire d'Adamuz, qui a fait 46 morts et 152 blessés le 18 janvier. La manifestation, organisée à l'initiative de l'Asociación Víctimas Descarrilamiento Adamuz, a critiqué la réaction tardive des administrations. Mario Samper, porte-parole des victimes, a demandé une enquête impartiale.
Le 20 mars 2026, plus de 2 000 personnes - 2 000 selon le décompte de la place et 5 000 selon la police - ont défilé à Huelva, de la gare à la place de las Monjas, bravant la pluie dans un silence total. Appelée par l'Asociación Víctimas Descarrilamiento Adamuz sous le slogan "Mémoire, vérité et justice", la manifestation rendait hommage aux 46 morts et 152 blessés de la collision du train à grande vitesse à Adamuz (Cordoue) le 18 janvier, le premier incident de ce type en Espagne et le troisième le plus grave depuis 1972. Elle a également exigé que les causes soient clarifiées afin d'éviter de nouvelles tragédies et que les entités politiques et commerciales rendent des comptes, selon Mario Samper, porte-parole des 440 survivants et familles. "La connaissance de la vérité profitera à tous, car elle permettra de mettre en œuvre les systèmes nécessaires pour éviter que cela ne se reproduise", a expliqué M. Samper, citant l'hypothèse d'une fissure de la voie ferrée non détectée 22 heures auparavant, et évoquant une "négligence" sans confirmation officielle. Il a critiqué les retards des administrations : des réunions avec le conseiller José Antonio Nieto (PP) et le ministre Óscar Puente (PSOE) dix jours auparavant, mais aucun progrès en matière d'aide psychologique, juridique ou d'indemnisation. Seules deux personnes ont reçu des avances d'assurance de la part de Renfe et d'Iryo. María Jesús Montero (PSOE) a annoncé un changement de réglementation pour classer l'accident comme accident de travail. L'événement était apolitique, avec le soutien personnel de politiciens comme María Márquez (PSOE) et Loles López (PP). Entre-temps, le 17 mars, la juge Cristina Pastor a constaté que 42 mètres supplémentaires de rails avaient été enlevés par Adif sans notification préalable sur le site de l'accident.