Paris Jackson a accusé les exécuteurs testamentaires de son père d'avoir mal géré la production du film biographique Michael, invoquant des reprises coûteuses dues à un accord amiable datant de 1994. La succession défend sa gestion et souligne les avantages substantiels dont Paris bénéficie grâce à leur travail. Une audience sur les comptes de la succession est prévue mardi devant la Cour supérieure de Los Angeles.
Paris Jackson, fille du regretté Michael Jackson, a déposé des objections la semaine dernière devant la Cour supérieure de Los Angeles, remettant en question la gestion par la succession du prochain biopic Michael, réalisé par Antoine Fuqua et mettant en vedette Jaafar Jackson dans le rôle du roi de la pop aux côtés de Colman Domingo. Ses avocats affirment que le co-exécuteur testamentaire John Branca manquait d'expérience dans la production de longs métrages, ce qui a conduit à des dizaines de millions de dollars en reprises après qu'un accord amiable de 1994, dépassant les 20 millions de dollars, passé avec la famille de Jordan Chandler, a interdit certaines représentations liées aux allégations d'abus du point de vue de Jackson. Cet accord, révélé en 2024, a entraîné une refonte et un troisième report de la sortie du film par Lionsgate au 24 avril. Paris Jackson a précédemment qualifié le scénario de « édulcoré et malhonnête ». La succession, dans un dossier déposé le 20 mars, a rejeté ses affirmations, déclarant que Paris fait preuve d'« une méconnaissance totale du fonctionnement de l'industrie cinématographique ». Les exécuteurs testamentaires John Branca et John McClain se sont présentés comme les « adultes » de l'affaire, notant qu'aucun paiement n'a été refusé depuis 16 ans et que Paris a reçu environ 65 millions de dollars, avec des centaines de millions supplémentaires à venir. Ils accusent son équipe d'objections infondées et de jeux médiatiques. Le document déposé par Paris qualifie le chiffre de 65 millions de dollars de « totalement faux ». Un porte-parole de la succession a exprimé sa satisfaction concernant le film, s'attendant à ce qu'il soit rentable, et a précisé que les changements de scénario n'étaient pas liés au rôle de producteur de Branca, car il n'est pas producteur exécutif. L'audience de mardi abordera les comptes 2025 de la succession, que Paris souhaite voir déposés d'ici la mi-septembre, tandis que la succession demande un délai jusqu'en avril 2027.