Au lendemain du premier tour des municipales 2026, le Parti socialiste (PS) et Les Écologistes ont conclu des alliances avec La France insoumise (LFI) dans plusieurs grandes villes, sauf à Paris et Marseille, pour contrer la droite au second tour. Ces accords suscitent de vives critiques de la part des oppositions de droite et du centre. Olivier Faure, premier secrétaire du PS, dit comprendre ces choix locaux tout en niant un accord national.
Le 16 mars 2026, au lendemain du premier tour des élections municipales marqué par une percée de La France insoumise (LFI), la gauche a formé des fronts communs dans de nombreuses villes pour le second tour, avant la limite de dépôt des listes fixée à 18 heures. Des alliances ont été annoncées à Toulouse, Lyon, Strasbourg, Nantes, Limoges, Avignon, Brest et Clermont-Ferrand, entre candidats PS ou écologistes et LFI, malgré l'absence d'accord national entre le PS et LFI, partisan d'un «front antifasciste» contre la droite. À Paris et Marseille, aucune alliance n'a été conclue: Emmanuel Grégoire (PS) et Benoît Payan écartent LFI, tandis que Sophia Chikirou (LFI) se maintient à Paris et des manifestations ont lieu à Marseille pour pousser à l'union de la gauche contre le RN de Franck Allisio. Ces fusions «techniques» attirent les critiques acerbes. Gabriel Attal (Renaissance) dénonce: «Ce qui devait être impossible devient en fait la règle. La France a plus que jamais besoin que les démocrates se tiennent debout, pas à genoux». Aurore Bergé parle de «trahison de la République», Bruno Retailleau de «honte et déshonneur», François-Xavier Bellamy d'un «reniement indécent», et Marine Le Pen qualifie la gauche de «la plus hypocrite de la terre». Olivier Faure, sur France 2, affirme: «Je comprends parfaitement les choix» des candidats PS, sans amalgamer tous les Insoumis à Jean-Luc Mélenchon, critiqué pour des propos antisémites, et promet la suspension de listes si des propos antisémites sont avérés. François Hollande et Raphaël Glucksmann refusent toute entente avec LFI.