Des chercheurs et scientifiques de divers secteurs clés au Kenya exhortent le gouvernement à allouer au moins 2 % du produit intérieur brut (PIB) chaque année à la recherche, à l'innovation et au développement. Ces fonds seraient canalisés via le Fonds national de recherche, visant à porter le financement de 120 milliards de Sh à 300 milliards de Sh pour relever des défis comme l'agriculture et le changement climatique. La proposition a émergé lors d'une conférence nationale tenue à Nairobi.
Des chercheurs et scientifiques de secteurs clés tels que les universités, la santé, l'agriculture, l'éducation, le changement climatique, l'environnement, l'ingénierie et les politiques publiques appellent le gouvernement kényan à allouer au moins 2 % du produit intérieur brut (PIB) chaque année à la recherche et à l'innovation. Cela aiderait à relever les principaux défis nationaux, selon les experts à la conférence sur le Plan directeur de financement de la recherche et de renforcement des capacités au Kenya (2026-2036) tenue à Nairobi. Actuellement, le gouvernement alloue 0,8 % du budget national à la recherche, un chiffre jugé insuffisant par les experts. Le directeur général du Fonds national de recherche (NRF), le Pr Dickson Andala, a insisté sur la nécessité d'augmenter les investissements. Le NRF gère actuellement 120 milliards de Sh, mais l'objectif est d'atteindre 300 milliards de Sh par an, fermant un écart de 180 milliards de Sh qui entrave les activités de recherche. Par exemple, dans l'agriculture, les impacts du changement climatique pourraient être pleinement traités avec un financement de recherche adéquat. Le Pr Andala a déclaré : « Une recherche correctement financée n'a pas de limites au succès. » La proposition fait partie d'un projet de Plan directeur préparé par le comité consultatif technique du NRF en collaboration avec ISAAA AfriCenter et le Fonds Research and Innovation Systems for Africa (RISA) du Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) du Royaume-Uni. Le plan, prévu pour un lancement en 2026, favorisera la collaboration entre les institutions de recherche, le gouvernement et l'industrie pour commercialiser les innovations locales. Le secrétaire principal pour la Recherche, l'Innovation et le Développement, le Pr Shaukat Abdulrazak, a réaffirmé l'engagement du gouvernement envers une économie axée sur la connaissance, avec la science, la technologie et l'innovation comme moteurs du progrès national. Le Kenya perd reportedly 30 à 40 % de sa production agricole lors de la récolte en raison d'infrastructures médiocres, et des secteurs comme la santé et l'éducation bénéficieront grandement de cet investissement.