Assemblée de São Paulo approuve enterrement d’animaux de compagnie dans tombes familiales

L’Assemblée législative de São Paulo a approuvé en décembre un projet de loi autorisant l’enterrement d’animaux de compagnie dans les tombes de leurs propriétaires dans les cimetières municipaux et privés. Le texte attend désormais la sanction ou le veto du gouverneur Tarcísio de Freitas. Cette mesure vise à offrir un processus de deuil plus respectueux, particulièrement pour les familles à faibles revenus.

En décembre, l’Assemblée législative de São Paulo (Alesp) a approuvé un projet de loi autorisant les cimetières municipaux et privés de l’État à permettre l’enterrement d’animaux de compagnie dans les tombes de leurs propriétaires. La réglementation sera gérée par les services funéraires municipaux, et le texte a été envoyé à l’exécutif de l’État pour examen dans les prochains jours. Historiquement, les relations entre humains et animaux de compagnie comme les chiens et les chats ont évolué de rôles pragmatiques, tels que la chasse, vers des liens affectifs profonds, selon le concept de « companion species » de la philosophe Donna Haraway. Les pratiques d’inhumation ont également changé : en Europe et au Brésil, l’accès aux cimetières était initialement limité aux fidèles, excluant les suicidés et les accusés de sorcellerie. D’autres cultures ont montré un respect similaire : les Vikings enterraient les gens avec leurs chevaux ; le peuple indigène Krahô au Tocantins inhumait les animaux de manière comparable aux humains ; et dans l’Égypte ancienne, la ville de Bubastis abritait une nécropole de chats momifiés. Au Moyen-Orient il y a 2 500 ans, Phéniciens, Israélites et Philistins enterraient des chiens. Grecs et Romains érigeaient des stèles avec des épitaphes pour les animaux valorisés. Un aristocrate français de l’Ancien Régime a inscrit sur une sculpture : « Ici gît Ménine, la plus aimable et la plus aimée de tous les chats ». À São Paulo, un cimetière pour animaux du XXe siècle a existé mais a été désactivé en 1972 pour l’extension du parc Ibirapuera, détruisant la plupart des tombes. Une stèle restante honore le chien Pinguim (1937-1946) : « À notre fidèle ami... Éternelle nostalgie de vos maîtres », signé par Nina et Nice. En 2013, les conseillers municipaux de São Paulo ont approuvé une mesure similaire, vetoée par le maire Fernando Haddad (PT) pour atteinte à la « religiosité des personnes ». Le Brésil compte 160 millions d’animaux de compagnie, soit 1,8 par foyer selon l’IBGE et Abinpet, rendant les options abordables essentielles, car les crématoriums privés sont coûteux, entraînant des éliminations inappropriées. D’autres lieux progressent : depuis 2024, Campinas (SP) autorise les enterrements dans les cimetières municipaux ; Parnamirim (RN) a adopté une règle similaire ; et aux États-Unis, des États permettent des « cimetières familiaux complets ». Récemment, l’indignation nationale autour de la mort du chien communautaire Orelha à Santa Catarina reflète des sensibilités changeantes.

Articles connexes

Prosecutor reviewing inconsistent police reports on the death of dog Orelha, highlighting ongoing investigation and national debate on juvenile justice.
Image générée par IA

Parquet public remet en cause l'enquête sur la mort du chien Orelha

Rapporté par l'IA Image générée par IA

Le ministère public de Santa Catarina a identifié des incohérences et des lacunes dans les rapports de police sur la mort du chien Orelha à Florianópolis et demandera des enquêtes supplémentaires. La police a clos l'enquête le 3 février, inculpant un adolescent et demandant son internement, mais le MP appelle à un examen plus approfondi de l'implication d'autres suspects et de possibles coercitions. L'affaire a relancé le débat national sur la réduction de l'âge de la majorité pénale.

Le ministère public de Santa Catarina envisage de demander l'exhumation de la dépouille du chien communautaire Orelha, tué après une attaque sur la plage de Praia Brava. Le rapport indique un traumatisme contondant à la tête comme cause de décès. Cette mesure vise à compléter les enquêtes contre des suspects adolescents.

Rapporté par l'IA

La mort cruelle du chien communautaire Orelha par des adolescents à Santa Catarina a provoqué une indignation unie sur les réseaux sociaux, pressant les autorités pour la justice. Cependant, l’effervescence en ligne a conduit à un vigilantisme virtuel qui a accusé à tort un adolescent innocent, soulignant les dangers des procès sur internet. La police le traite désormais comme témoin pendant que l’enquête se poursuit.

Le 14 décembre, après l'approbation par la Chambre du projet de loi sur la dosimétrie réduisant les peines des condamnés pour le coup d'État du 8 janvier, des milliers de personnes ont manifesté à Copacabana, sur l'Avenida Paulista et dans d'autres villes. Des artistes comme Caetano Veloso, Gilberto Gil et Chico Buarque se sont produits lors d'événements musicaux en défense de la démocratie. L'événement à São Paulo a attiré environ 13 700 personnes, selon les estimations de l'USP.

Rapporté par l'IA

Le maire de São Paulo, Ricardo Nunes (MDB), a publié un décret le 13 mars réaffectant 51,9 millions de reais du budget 2026, réduisant les subventions aux bus et les programmes destinés aux personnes âgées pour financer des travaux routiers et la modernisation de l'Autódromo de Interlagos. L'opposition du PT critique ces gels, tandis que la mairie minimise l'impact. Les conseillers municipaux ont demandé des explications au Secrétariat aux Sports.

Le propriétaire d’un bar à São Paulo a été arrêté mardi (20) comme suspect dans la mort du caporal Fabrício Gomes Santana. Il s’agit de la sixième personne interpellée dans cette affaire, qui implique un prétendu «tribunal du crime» dans l’établissement. L’arrestation a eu lieu dans la zone sud de la capitale.

Rapporté par l'IA

Le Conseil délibératif de São Paulo a approuvé vendredi (16) l’impeachment du président Julio Casares, le destituant de son poste avec 188 voix contre, au milieu de scandales impliquant des irrégularités financières et un mauvais usage des suites de Morumbi. Cette décision intervient alors que la police civile enquête sur un détournement présumé de fonds au club. Harry Massis Junior assume la présidence à titre intérimaire.

 

 

 

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser