La Superintendencia del Medio Ambiente (Sma) a déposé deux accusations graves contre la municipalité d'Antofagasta pour la gestion de l'ex décharge La Chimba, en raison de l'absence d'évaluation environnementale dans son plan de récupération. Les accusations découlent de plaintes de citoyens sur des brûlages illégaux affectant la santé et l'environnement près de la Réserve nationale La Chimba. La municipalité dispose de délais pour répondre et affirme mettre déjà en œuvre des mesures de remédiation.
La Superintendencia del Medio Ambiente (Sma) a lancé une procédure de sanction contre la municipalité d'Antofagasta pour des irrégularités dans la fermeture et la récupération de l'ex décharge La Chimba, un site qui a fonctionné depuis 1970 comme décharge de déchets domestiques dans la commune et situé à seulement un kilomètre de la Réserve nationale La Chimba. En décembre 2022, la Cour d'appel d'Antofagasta a ordonné sa fermeture, et la municipalité a obtenu la concession pour mettre en œuvre le Plan de remédiation et de récupération du site, couvrant 71 hectares affectés par des décennies de dépôt de déchets.
Le processus provient de 19 plaintes de citoyens déposées en 2022, principalement concernant des brûlages illégaux qui ont causé une pollution de l'air, des odeurs fortes et ont affecté la qualité de vie des résidents voisins. Des inspecteurs de la Sma ont effectué une inspection environnementale cette année-là et ont conclu que le projet de récupération doit obligatoirement entrer dans le Système d'évaluation d'impact environnemental (Seia). Cependant, la municipalité a proposé un délai de 20 mois pour l'entrée, qui a été rejeté comme excessif.
Les deux accusations graves déposées sont : la première, pour ne pas avoir évalué environnementalement le projet sans obtenir au préalable une Résolution de qualification environnementale (Rca), requise pour les zones contaminées de plus de 10 000 mètres carrés ; et la seconde, pour ne pas avoir respecté l'exigence formelle d'entrée dans le Seia émise le 3 octobre 2022, dans les délais fixés.
Javiera de la Cerda, chef du bureau régional de la Sma à Antofagasta, a souligné les risques : « Il pourrait y avoir un risque pour la santé des personnes vivant aux alentours et pour l'environnement, en particulier compte tenu de la proximité du site avec la Réserve nationale La Chimba, une zone protégée de grande valeur écologique ».
La municipalité dispose de 15 jours ouvrables pour présenter un programme de conformité et de 22 jours pour soumettre des défenses. En réponse, le gouvernement local a clarifié que « les accusations ne constituent pas une sanction » et que le programme potentiel vise à organiser des actions déjà en cours, comme le Plan La Chimba. Celui-ci inclut l'installation de capteurs de surveillance de la qualité de l'air, des patrouilles de sécurité 24 heures sur 24, l'assainissement des sols et un plan intégral de remédiation environnementale. La municipalité a indiqué qu'elle répondra dans les délais pour répondre aux observations.