Cour suprême rejette la demande de Tianqi de suspendre l’accord Codelco-SQM

La Cour suprême du Chili a rejeté mardi le recours en non-innovation de Tianqi visant à stopper l’accord Codelco-SQM pour l’extraction de lithium dans le Salar de Atacama jusqu’en 2060. La décision de la Troisième Chambre fait suite au refus préalable de la Cour d’appel de Santiago. L’accord attend toujours l’approbation finale du Contrôleur général de la République.

La Troisième Chambre de la Cour suprême, composée des ministres Jean Pierre Matus et Gonzalo Enrique Ruz, ainsi que des suppléants Dobra Francisca Lusic, Roberto Ignacio Contreras et Juan Cristóbal Mera, a rejeté la demande de Tianqi déposée le 2 décembre. La société chinoise, détentrice de 22 % de SQM et nommant trois de ses huit administrateurs, cherchait à suspendre les effets de la résolution de la Commission du marché financier (CMF) de juillet 2024, qui a validé la décision du conseil d’administration de SQM d’approuver l’accord sans vote des actionnaires.

L’arrêt indique : « N’étant pas en cours d’exécution l’acte dont la suspension est demandée par cette requête, la demande est irrecevable ». Cette demande est parvenue à la Cour suprême après son rejet par la Cour d’appel de Santiago le 11 novembre. L’accord, signé le 31 mai 2024, vise un partenariat public-privé pour le développement minier, productif, commercial, communautaire et environnemental dans le Salar de Atacama.

SQM a répliqué que « le seul objectif de Tianqi, avec sa plainte et ses demandes répétées de suspension, est d’obstruer la mise en œuvre d’une association avec Codelco essentielle à la continuité de la production de lithium dans le Salar de Atacama ». Elle a ajouté que Tianqi, principal concurrent sur le marché mondial du lithium, privilégie ses propres intérêts sur ceux de l’entreprise.

La décision finale de la Cour suprême sur l’appel de Tianqi contre la décision de la CMF de juillet 2024 reste en attente. Par ailleurs, l’accord attend l’avis du Contrôleur général de la République (CGR). Corfo a retiré et resoumis les contrats clés pour des ajustements formels, avec une date limite au 31 décembre 2025.

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