L'activiste anti-apartheid, le Dr Allan Boesak, a averti que la criminalité, la pauvreté et la corruption continuent de tourmenter les Sud-Africains, lors du lancement de la campagne « A New Freedom Campaign » au Cap, à l'occasion du jour de la Liberté.
Le Dr Allan Boesak, activiste anti-apartheid, s'est exprimé à la cathédrale Saint-Georges du Cap pour le lancement de « A New Freedom Campaign ». Plusieurs chefs religieux se sont engagés à lutter pour les droits fondamentaux de tous les citoyens. L'événement coïncidait avec les célébrations du jour de la Liberté à travers le pays.
Boesak a souligné comment la criminalité, la violence des gangs, l'extorsion, les mauvaises conditions de vie, la pauvreté et la corruption continuent de pénaliser les Sud-Africains ordinaires. Il a déclaré que l'écart persistant entre les riches et les pauvres reflète une crise morale plus profonde dans le pays, appelant à une responsabilité urgente de la part de ceux qui détiennent le pouvoir.
« Quand je lis que nous avons désormais 13 780 millionnaires dans ce pays, le problème est qu'il ne s'agit pas d'hommes d'affaires ou de personnes se présentant comme tels, ce sont tous des fonctionnaires. Mais au nom de Dieu, comment devient-on millionnaire en étant un fonctionnaire qui signe des papiers ? C'est grâce à ces documents que vous devez signer et pour lesquels vous savez à qui les destiner que vous devenez millionnaire. Ce qui ressort de ces commissions, et particulièrement de celle de Madlanga, n'est que la partie émergée de l'iceberg. Cela dure depuis trop longtemps, bien trop longtemps, notre peuple a trop souffert. »