Le défenseur des droits humains Zweli "Khabazela" Mkhize a été tué par balle dans la soirée du 12 février 2026 dans la commune d'eNkanini, à Allendale, dans le Gauteng. Il était trésorier de la branche locale d'Abahlali baseMjondolo, malgré les menaces qui pesaient sur lui. L'incident attire l'attention à l'approche de la Journée des droits de l'homme, le 21 mars.
Zweli "Khabazela" Mkhize, décrit comme un homme droit et plein de principes, a joué un rôle essentiel dans la mise en place des structures démocratiques de la branche d'Abahlali baseMjondolo à Allendale, dans le Gauteng. Dans la soirée du 12 février 2026, alors que le président Cyril Ramaphosa s'apprêtait à prononcer le discours sur l'état de la nation, Mkhize a été abattu dans la commune d'eNkanini. Il avait été menacé à plusieurs reprises de cesser son travail d'organisation "sinon", mais il avait persisté dans son engagement en faveur des droits de la communauté. Sa mort a suscité le soutien des syndicats et des organisations de la société civile, mais n'a fait l'objet d'aucune condamnation ou condoléances de la part du gouvernement. Mkhize s'ajoute à une liste de défenseurs des droits de l'homme sud-africains tués, dont Muhsin Hendricks (2025), Pamela Mabini (2025), Cloete et Thomas Murray (2023), Lindokuhle Mnguni (2022), Ayanda Ngila (2022), Nokuthula Mabaso (2022), Babita Deokaran (2021), et Fikile Ntshangase (2020). La société civile souligne depuis longtemps l'absence de politique ou de loi en Afrique du Sud pour protéger ces défenseurs, malgré les obligations internationales qui leur permettent de travailler en toute sécurité. L'article d'opinion coïncide avec le 30e anniversaire de la Constitution sud-africaine et la Journée des droits de l'homme du 21 mars, qui commémore les victimes du massacre de Sharpeville en 1960, qui protestaient contre les lois sur les laissez-passer de l'apartheid. Il cite le préambule de la Constitution : "Nous, le peuple d'Afrique du Sud, reconnaissons les injustices de notre passé ; honorons ceux qui ont souffert pour la justice et la liberté dans notre pays...". Cassandra Dorasamy, chargée de campagne à Amnesty International Afrique du Sud, demande que des mesures soient prises pour protéger les défenseurs des droits de l'homme face à la montée des pratiques autoritaires.