Commission Khampepe examine les retards dans l'affaire Nokuthula Simelane

La Commission Khampepe a entendu des témoignages sur l'enlèvement et la torture en 1983 de l'activiste anti-apartheid Nokuthula Simelane, dont le dossier a été bloqué par des décisions politiques. L'enquêteur Andrew Leask a détaillé comment des agents de la police de sécurité ont été liés à sa mort, mais les poursuites ont été stoppées par des ordres de l'ancienne ministre de la Justice Brigitte Mabandla. L'ingérence du commissaire de police Jackie Selebi a davantage entravé les efforts pour traduire les suspects en justice.

Nokuthula Simelane, une étudiante de 23 ans et coursier clandestin d'uMkhonto weSizwe connu sous le nom de « Mpo », a été enlevée le 11 septembre 1983 après avoir été attirée à un rendez-vous au restaurant Juicy Lucy dans le Carlton Centre de Johannesburg par Norman Mkonza, un Askari qui s'était retourné contre le mouvement de libération. Elle a été emmenée à Norwood pour interrogatoire et torture par la police de sécurité, puis transférée dans une ferme où les sévices ont continué jusqu'à sa mort. Ses restes n'ont jamais été retrouvés.  Andrew Leask, ancien enquêteur des Scorpions aujourd'hui au sein de l'Unité de poursuites privées d'AfriForum, a témoigné devant la Commission Khampepe sur les retards dans les poursuites liées à la Commission vérité et réconciliation. Leask a lié l'adjudant-chef Willem Coetzee et le sergent Anton Pretorius à l'enlèvement, avec d'autres agents dont Frederick Mong, Msebenzi Radebe et le sergent Johannes Pule Lengene impliqués. Il a décrit avoir retracé les derniers mouvements de Simelane : « Nous pouvions suivre la piste jusqu'au point où les preuves de son dernier endroit vu s'épuisaient. Elle a été vue pour la dernière fois dans la voiture de Coetzee, encore menottée et gravement blessée. C'est là que cela s'est arrêté. Elle était dans le coffre de la voiture. »  Leasque et son équipe avaient préparé un dossier solide pour le procès, mais en 2004, Brigitte Mabandla a ordonné à l'Autorité nationale des poursuites de suspendre toutes les affaires de la CVR en attendant un examen par un « mécanisme externe » appelé l'Équipe spéciale d'amnistie, impliquant des responsables des départements de la justice, du renseignement, de la police et de la défense. Le Dr Silas Ramaite, ancien directeur spécial des poursuites, a confirmé que cet ordre avait stoppé des arrestations imminentes, y compris dans l'empoisonnement du révérend Frank Chikane.  Des complications supplémentaires sont survenues de la part de Jackie Selebi, qui a accusé l'autorité de cibler les dirigeants de l'ANC et a retiré les enquêteurs de la SAPS. Environ 400 dossiers de la CVR ont été transférés abruptement, et Leask a été écarté de l'affaire, qui a ensuite disparu. Il a noté une atmosphère d'intimidation, y compris des tentatives d'influencer des témoins comme le sergent Peter Lengene, qui s'est rétracté sous la pression de Pretorius.  Leask a mené des entretiens avec la famille de Simelane — la mère Sizakele et la sœur Thembi — au Swaziland, où elle étudiait, ainsi qu'avec des amis et des étudiants. Malgré deux rapports recommandant des suspensions pour agression seulement, Leask y voyait une enquête claire sur un meurtre. La famille a exprimé ses remerciements à Leask par l'avocat Howard Varney pour son travail persévérant. L'avocat Gerrie Nel représentait Leask à l'enquête.

Articles connexes

Illustration of a commission hearing on police corruption, showing witnesses, documents, and officials in a dramatic courtroom setting.
Image générée par IA

Les témoignages révèlent la corruption policière et les problèmes de dissolution de l'équipe spéciale

Rapporté par l'IA Image générée par IA

Cette semaine, la Commission Madlanga et le comité ad hoc du Parlement ont entendu des témoignages explosifs sur la corruption présumée de la police liée à des cartels criminels et sur la dissolution controversée de l'Équipe spéciale sur les assassinats politiques. Les témoins ont détaillé des accords illégaux, des interférences dans les opérations et des menaces, tandis que les responsables ont défendu leurs actions au milieu d'enquêtes en cours. Les audiences ont mis en lumière une infiltration profonde des forces de l'ordre par la criminalité organisée.

Anton Ackermann, ancien procureur de premier plan, a témoigné à l’enquête Khampepe sur la manière dont les actions de l’ancien président Thabo Mbeki ont entraîné des retards dans les poursuites de la Commission vérité et réconciliation. Il a décrit un effort systématique pour protéger les auteurs de l’apartheid par le biais de changements de politique et d’ingérences politiques. Ackermann a souligné la distinction entre réconciliation et justice pour les victimes.

Rapporté par l'IA

Deux enquêtes parallèles en Afrique du Sud ont mis au jour une profonde méfiance et des allégations de corruption au sein des forces de l'ordre, découlant de revendications sur l'infiltration d'un cartel de drogue dans la police et la politique. Des figures clés comme l'ancien ministre Bheki Cele et Vusimuzi Matlala font l'objet d'un examen sur leurs transactions financières, tandis que la dissolution d'une équipe spéciale soulève des questions sur la protection de criminels. La Commission Madlanga doit soumettre un rapport intérimaire cette semaine, bien qu'il reste confidentiel.

L'Enquête sur les cas de la Commission vérité et réconciliation entendra vendredi les arguments oraux des avocats de l'ancien président Jacob Zuma sur les raisons pour lesquelles la présidente, la juge Sisi Khampepe, devrait se retirer. Zuma a demandé sa récusation fin de l'année dernière, arguant que ses rôles passés la rendent inadaptée à diriger la commission. Ses allégations incluent des conflits potentiels avec d'anciens collègues et des accusations de conduite inappropriée.

Rapporté par l'IA

L'avocat du procureur régional suspendu du Gauteng, Andrew Chauke, a critiqué la responsable de l'NPA, Shamila Batohi, pour ne pas avoir exercé la diligence raisonnable dans une affaire de meurtre de 2010. L'avocate Thembeka Ngcukaitobi a mis en lumière des preuves ignorées dans l'acquittement d'un policier accusé d'avoir tué un adolescent. Batohi a reconnu ne pas avoir eu connaissance de rapports clés mais s'est engagée à une enquête supplémentaire.

La Commission d'enquête Madlanga a interrogé le commissaire adjoint à la police nationale, le général Shadrack Sibiya, sur sa relation avec le présumé baron des appels d'offres Vusimuzi « Cat » Matlala, sur la base de messages WhatsApp et d'invitations à des événements. Sibiya a nié des liens étroits et des avantages financiers lors de l'audience du 23 février 2026. Il a accusé la commissaire Sesi Baloyi de coercition dans son interrogatoire.

Rapporté par l'IA

Le témoignage devant la Commission Madlanga a mis en lumière de graves failles dans le laboratoire médico-légal du Service de police sud-africain, selon l'analyste en sécurité professeur Jacob Mofokeng. Un analyste principal a admis des erreurs dans un rapport balistique clé qui aurait pu compromettre une enquête pour meurtre. Ces révélations indiquent des problèmes systémiques comme des charges de travail élevées contribuant à des cas criminels non résolus.

 

 

 

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser