Mpshe nie toute ingérence politique dans le retrait d'Ackermann des affaires de la CVR

L'ancien directeur national par intérim des poursuites pénales, Mokotedi Mpshe, a nié avoir reçu des instructions politiques visant à écarter le procureur Anton Ackermann des affaires de la Commission de la vérité et de la réconciliation (CVR). Témoignant devant la Commission Khampepe le 7 avril 2026, il a décrit des tensions liées aux projets d'arrestation de responsables impliqués dans la tentative d'empoisonnement de Frank Chikane en 1981. Mpshe a reconnu qu'avec le recul, Ackermann avait raison, compte tenu du contexte politique.

Mokotedi Mpshe, qui a exercé les fonctions de directeur national des poursuites pénales de 2007 à 2009, a déclaré à la Commission d'enquête Khampepe sur les allégations d'ingérence politique dans les poursuites de la CVR qu'il n'avait pas agi sur ordre politique concernant Ackermann. Le chef de l'Unité de lutte contre les crimes prioritaires avait fait pression pour l'arrestation du ministre de l'Ordre public de l'époque, Adriaan Vlok, du commissaire de police Johann van der Merwe et d'officiers de la branche de sécurité pour l'empoisonnement de Chikane.

Un moratoire sur les affaires de la CVR a suivi en 2004, sur fond de plaintes de Chikane, alors directeur général au bureau de Thabo Mbeki. Chikane a écrit au NPA qu'Ackermann s'était disputé âprement avec lui, manifestant son opposition aux directives gouvernementales sur les processus post-CVR et semblant se concentrer davantage sur les poursuites que sur la gestion.

Mpshe a rejeté l'affirmation d'Ackermann selon laquelle il aurait été écarté peu après sa nomination, déclarant que son rôle au sein de la CVR était limité et géré par le Dr Silas Ramaite. Ramaite a témoigné que la ministre de la Justice, Bridget Mabandla, l'avait informé en 2004 de la création de l'équipe spéciale sur les amnisties, impliquant des responsables du NPA, du ministère de la Justice, de la NIA, du SAPS et de la SANDF, donnant instruction aux procureurs d'attendre son mandat.

Des témoins précédents, dont Menzi Simelane, ont décrit des discussions politiquement chargées au sein du forum de l'équipe spéciale, influencées par d'anciens membres d'Umkhonto weSizwe. Ackermann a allégué que Jackie Selebi avait propagé de fausses rumeurs sur l'imminence d'arrestations de dirigeants de l'ANC.

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