Les députés critiquent la SAPS au début du déploiement de la SANDF contre la criminalité

À la suite de l'annonce du président Cyril Ramaphosa lors de son discours sur l'état de la nation en février, les députés ont exprimé leur honte face aux échecs de la South African Police Service (SAPS) dans la lutte contre la criminalité, lors d'un briefing parlementaire le 4 mars, alors que débutait le déploiement de la South African National Defence Force (SANDF). Cette opération d'un an cible la violence des gangs et l'exploitation minière illégale dans des points chauds clés à travers plusieurs provinces, l'intérim du ministre de la Police Firoz Cachalia insistant sur son rôle de stabilisation temporaire en vue des réformes policières.

Lors d'un briefing à la commission de surveillance policière du Parlement le 4 mars 2026, les députés ont vivement critiqué les lacunes de la SAPS qui ont nécessité l'implication de la SANDF.  nnLa députée de l'Alliance démocratique Dianne Kohler Barnard l'a qualifié de « honte personnelle », soulignant le budget de la SAPS tout en étant surpassée en nombre, en armement et sur le plan stratégique par les criminels, ainsi qu'une mauvaise image internationale. La députée des Economic Freedom Fighters Leigh-Anne Mathys l'a jugé un « moment triste » pour les Sud-Africains. Le député de l'African Christian Democratic Party Kenneth Meshoe a réclamé plus de transparence sur les briefings de la SAPS à la SANDF.  nnLe déploiement, proclamé par Ramaphosa, couvre désormais la violence des gangs dans le Cape Flats, Gqeberha (ajouté après des protestations), et l'exploitation minière illégale dans les régions du Gauteng, du North West et du Free State. Il s'étend du 1er mars 2026 au 31 mars 2027, les troupes étant en formation ; la SANDF procède aux arrestations mais remet les suspects à la police.  nnLe commissaire national de la police Fannie Masemola a rejeté les accusations d'échec : « Nous n'échouons pas. Ils nous complètent. » Cachalia a reconnu des lacunes capacitaires chez les détectives et les services de renseignement, le qualifiant d'étape de stabilisation, et non d'une « balle magique », pour appuyer une nouvelle stratégie contre le crime organisé.  nnLes statistiques récentes sur la criminalité (oct.-déc. 2025) montrent une baisse des meurtres (8,7 %) mais une hausse des tentatives de meurtre (2,5 %). Les approbations parlementaires se poursuivent. Une intervention similaire en 2018 dans le Western Cape fournit un précédent.

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