Le ministre par intérim de la Police, Firoz Cachalia, a annoncé que le président Cyril Ramaphosa a ordonné à la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) de se déployer dans le Cap-Oriental, en plus du Cap-Occidental et du Gauteng, pour lutter contre la criminalité. Le déploiement, visant à combattre la violence des gangs et l'exploitation minière illégale, doit commencer dans les 10 prochains jours. Les partis politiques ont exprimé des réactions mitigées lors des débats parlementaires sur le Discours sur l’état de la nation.
Lors des débats parlementaires sur le Discours sur l’état de la nation du président Cyril Ramaphosa le 17 février 2026, le ministre par intérim de la Police, Firoz Cachalia, a confirmé l’extension du déploiement de la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) au Cap-Oriental. Cela fait suite à l’annonce de Ramaphosa dans le SONA la semaine dernière d’envoyer des membres de la SANDF pour soutenir la police contre la violence des gangs dans le Cap-Occidental et l’exploitation minière illégale dans le Gauteng. nnCachalia a déclaré que le commissaire de la police nationale et le chef de l’armée s’étaient rencontrés la veille pour finaliser les plans, le déploiement devant commencer dans les 10 prochains jours. « Par directive du président, je peux confirmer que le déploiement inclura le Cap-Oriental », a-t-il dit, ajoutant que l’approche respecterait les mandats du Service de police sud-africain (SAPS) et de la SANDF, en s’appuyant sur les expériences passées. nnL’annonce a suscité des applaudissements des députés et a été accueillie favorablement par les communautés des quartiers nord de Gqeberha, comme Helenvale. La résidente Rina Potgieter a exprimé sa joie, déclarant : « Depuis des années, nous avons supplié, plaidé et prié, et enfin nos supplications et prières ont été exaucées. » Le député DA Yusuf Cassim a crédité la mobilisation communautaire, tandis que le porte-parole du premier ministre du Cap-Oriental, Oscar Mabuyane, Sonwabo Mbananga, a noté la nécessité du soutien de la SANDF pour protéger les projets d’infrastructure comme le pont de Mtentu et lutter contre le vol de bétail. nnLe leader de l’Alliance patriotique, Gayton McKenzie, a remercié Ramaphosa d’avoir écouté les appels à inclure le Cap-Oriental. Le leader du Mouvement démocratique uni, Bantu Holomisa, a également accueilli favorablement la mesure, déclarant : « Le développement ne peut prospérer sans sécurité. » nnCependant, les réactions étaient mitigées. Le leader de Build One South Africa, Mmusi Maimane, a remis en question les coûts, estimant 64 millions de rands pour les Cape Flats et 140 millions pour l’exploitation minière illégale, et a argué que cela ne réduirait pas les 64 meurtres quotidiens. Le leader des Combattants pour la liberté économique, Julius Malema, a qualifié cela d’aveu d’échec dans la lutte contre la criminalité, soutenant le déploiement mais critiquant l’état défaillant des forces de l’ordre et de l’armée en raison des mesures d’austérité. nnCachalia a mis l’accent sur des approches basées sur le renseignement, incluant des équipes multidisciplinaires avec l’Autorité nationale de poursuite, les détectives et le Service des impôts sud-africain pour cibler les réseaux criminels. Les débats se poursuivent le 18 février, Ramaphosa répondant le 20 février.