Le premier ministre du Cap-Occidental, Alan Winde, a critiqué le déploiement récemment annoncé par le président Cyril Ramaphosa de la SANDF pour lutter contre la violence des gangs, estimant qu'il s'agit d'une répétition coûteuse de l'effort inefficace de 2019 dans le contexte des lacunes de la SAPS.
À la suite de l'annonce faite par le président Cyril Ramaphosa dans son discours sur l'état de la nation d'un soutien de la SANDF à la police pour lutter contre la violence des gangs dans les Cape Flats - comme indiqué dans les rapports initiaux -, le gouvernement du Cap-Occidental a exprimé de fortes réserves.
Un rapport de l'Institute for Security Studies sur le déploiement similaire de 2019 n'a pas constaté d'impact durable sur les taux de meurtres : une brève baisse en juillet 2019 s'est rapidement inversée, sans que les réductions soient plus importantes dans les zones déployées qu'ailleurs.
Le premier ministre Alan Winde remet en question le coût prévu, qui dépasse les 800 millions de rands, estimant qu'il masque les faiblesses sous-jacentes de la SAPS au lieu de les corriger. Il a souligné que la SAPS conserve la responsabilité exclusive des enquêtes criminelles, ce qui limite le rôle des autres agences.
Lors d'une récente réunion du cabinet provincial, les dirigeants du SAPS ont donné peu de détails sur le calendrier ou les objectifs. M. Winde a salué l'engagement du commissaire provincial, le lieutenant-général Thembisile Patekile, à utiliser la SANDF comme multiplicateur de force dans le cadre d'opérations coordonnées.
Cependant, il a souligné la nécessité de structures de commandement claires - contrairement à Gauteng -, d'un maintien de l'ordre basé sur le renseignement et de l'implication de toutes les parties prenantes, y compris les forums communautaires et la sécurité privée, afin d'éviter de répéter les échecs de 2019.