L'Union et le SPD souhaitent supprimer la possibilité d'obtenir un arrêt maladie par téléphone et exiger un certificat médical dès le premier jour d'absence. Les représentants des médecins et les économistes critiquent ces projets, qu'ils qualifient de mesures symboliques.
Le chancelier Friedrich Merz a justifié ces projets par le nombre excessivement élevé de jours d'arrêt maladie. À l'avenir, les salariés devront présenter un certificat médical dès le premier jour d'absence, tandis que la possibilité d'obtenir un arrêt maladie par téléphone, introduite fin 2023, sera supprimée. Les deux mesures doivent encore être précisées dans le cadre du processus législatif.
Nicola Buhlinger-Göpfarth, du syndicat des médecins généralistes Hausärztinnen- und Hausärzteverband, a qualifié ces changements de pure politique symbolique. Elle a plutôt appelé à agir contre les prestataires de téléconsultations qui font une publicité agressive pour l'obtention rapide d'arrêts maladie.
L'économiste Daniel Graeber, du DIW, a averti qu'une obligation de certificat dès le premier jour pourrait accroître les risques d'infection. Un sondage YouGov a révélé que 59 % des personnes interrogées sont opposées à cette obligation de certificat plus précoce.