Un rapport du ministère de la Défense présenté au Parlement identifie l'hypertension, les fractures, les complications liées à la grossesse et l'obésité comme les principales causes d'invalidité réduisant l'aptitude au service des officiers de l'armée. Ces affections placent les officiers dans une catégorie médicale basse (LMC), leur donnant droit à des pensions d'invalidité plus élevées. Le rapport souligne les préoccupations concernant les maladies liées au mode de vie dans le contexte des débats en cours sur la fiscalité des pensions.
Le ministère de la Défense a informé le Comité des comptes publics (PAC) que l'hypertension, les fractures, les complications liées à la grossesse et l'obésité figurent parmi les 10 principales causes d'invalidité dans l'armée, plaçant les officiers dans une catégorie médicale basse (LMC). Ces 10 pathologies représentent 71 % de toutes les invalidités au sein du corps des officiers. Les taux de prévalence indiquent que l'hypertension touche 2,66 % des officiers (19,04 % des invalidités), les fractures 1,78 % (12,67 %), la grossesse 1,68 % (11,9 %) et l'obésité 1,62 % (11,54 %). L'armée compte environ 45 000 officiers.
Un déclassement médical dû à une invalidité donne droit à des prestations de retraite supérieures de 20 % à 50 % aux pensions normales, en plus d'une exonération de l'impôt sur le revenu. Le rapport note que « 190 femmes officiers étaient en LMC en raison de la grossesse et de ses effets connexes, ce qui représentait 13,66 % de tous les officiers en LMC. Cette condition physiologique sera reclassée en temps voulu. »
Le rapport du PAC de février 2024 avait exprimé son inquiétude concernant les maladies liées au mode de vie telles que l'hypertension et le diabète. Le ministère a répondu que la prévalence parmi le personnel de l'armée est inférieure à celle de la population générale, citant des campagnes de sensibilisation à la santé, des programmes sur le mode de vie et des interventions au sein des services.
Ce rapport intervient dans un contexte de controverse concernant le projet de loi de finances 2026, qui limite les exonérations fiscales sur les pensions d'invalidité aux seules personnes invalides en raison d'un handicap lié au service. Le dirigeant du Congrès, Rahul Gandhi, a exhorté la ministre des Finances, Nirmala Sitharaman, en février, à rétablir les exonérations complètes. Une circulaire du CBDT de 2019 précise que les exonérations ne s'appliquent qu'aux personnes libérées avant d'avoir terminé leur service pour des raisons imputables au service.