Elon Musk a officialisé la fusion de xAI avec SpaceX, créant une entité valorisée à 1,25 billion de dollars US visant à déplacer les centres de données dans l'espace pour répondre à la crise énergétique de l'IA. Cette intégration verticale combine transport spatial, connectivité et traitement IA. Le plan exploite l'énergie solaire infinie en orbite pour réduire les coûts opérationnels.
Cette semaine, le marché financier a réagi avec surprise à l'annonce par Elon Musk de la fusion entre xAI et SpaceX. La nouvelle entité, valorisée à 1,25 billion de dollars US, marque un pas audacieux pour relever les défis énergétiques dans l'entraînement des modèles d'IA. xAI, qui brûle près d'un milliard de dollars par mois dans sa course contre OpenAI, trouve un soutien financier clé dans cet accord, alors que Musk pousse sa vision d'une infrastructure de calcul hors Terre. La proposition centrale consiste à lancer des centres de données dans l'espace à l'aide du vaisseau Starship, capable de transporter 200 tonnes par vol à une fréquence quasi horaire. Cela permettrait de déployer jusqu'à un million de satellites servant de nœuds de calcul orbital. L'avantage clé est l'énergie solaire constante, sans nuages ni nuits, éliminant 40 % des coûts opérationnels terrestres actuels liés à l'électricité. Musk estime que dans moins de trois ans, le calcul spatial sera l'option la moins chère pour l'IA. Cependant, les obstacles techniques sont considérables, notamment le refroidissement. Dans le vide spatial, la chaleur ne se dissipe que par rayonnement infrarouge, un processus inefficace nécessitant des radiateurs massifs et des systèmes de refroidissement en boucle fermée. Le poids de ces composants pourrait devenir le principal goulet d'étranglement, surpassant les coûts de lancement. De plus, le rayonnement cosmique pose des risques pour la longévité des circuits à 500 kilomètres d'altitude. D'un point de vue investissement, cette fusion intègre verticalement le transport de SpaceX, la connectivité de Starlink et le traitement de xAI, potentiellement forgeant un monopole si les défis d'ingénierie thermique sont surmontés. Sinon, elle pourrait devenir l'expérience la plus coûteuse de l'histoire. L'entité se prépare pour une introduction en bourse qui pourrait lever jusqu'à 50 milliards de dollars US.