Le chanteur Gims a été mis en examen vendredi soir pour blanchiment en bande organisée, après son interpellation le 25 mars à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Il a été placé sous contrôle judiciaire et nie toute connaissance d'activités frauduleuses liées à son projet immobilier à Marrakech.
Le rappeur congolais Gims, de son vrai nom Gandhi Djuna, âgé de 39 ans, a été interpellé le 25 mars 2026 par les douanes françaises à sa descente d'avion à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Lui et deux de ses collaborateurs professionnels ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête sur un réseau présumé de blanchiment en bande organisée.
Ce vendredi 27 mars, Gims a été mis en examen pour «blanchiment aggravé» et «concours en bande organisée à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit d’un délit», selon le parquet national de lutte contre la criminalité organisée (Pnaco). Il est également poursuivi pour «blanchiment en bande organisée de biens ou fonds provenant d’un délit de fraude fiscale aggravée».
À l'issue de sa mise en examen, l'artiste a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Il doit verser un cautionnement dont le montant n'est pas précisé, s'abstenir de contacter certaines personnes désignées par les juges et informer le magistrat instructeur de ses déplacements. Gims nie avoir eu connaissance d'agissements frauduleux ayant financé son projet immobilier Sunset Village Private Residences à Marrakech, un ensemble de 118 villas de luxe lancé en 2025.
L'enquête porte sur un réseau international impliquant des sociétés créées pour éluder la TVA, émettre de fausses factures et blanchir des fonds d'activités illégales. Cinq anciens trafiquants de drogue reconvertis dans la criminalité financière avaient déjà été mis en examen en mars 2020, selon Africa Intelligence et Le Parisien. Son avocat, David-Olivier Kaminski, n'a pas souhaité commenter. Le Pnaco rappelle que Gims demeure présumé innocent.