De graves inondations en janvier ont ravagé la région du Greater Kruger, causant des dommages étendus mais améliorant aussi les opportunités d’observation de la faune. Des réserves comme Timbavati et le parc national Kruger rouvrent progressivement, la naissance rare d’un petit lion blanc ajoutant aux attractions. Les responsables exhortent les visiteurs à faire preuve de prudence au milieu des réparations en cours.
Mi-janvier, de fortes pluies venues du Mozambique ont apporté jusqu’à 1 000 mm d’eau à certaines parties de la Timbavati Private Nature Reserve de 56 000 hectares, marquant les pires inondations depuis 2012. Le gardien de Timbavati, Edwin Pierce, a décrit l’eau comme une force « féroce », notant que la contrôler était presque impossible. La réserve a fermé temporairement mais a appliqué les leçons des inondations passées en 2000 et 2012, en positionnant des rangers dans les zones à haut risque pour assurer la sécurité. Malgré un accès restreint à certains lodges, Timbavati signale des dommages infrastructurels minimes et une reprise complète des activités normales. Un temps fort est la naissance d’un petit lion blanc il y a deux mois – le premier dans la réserve depuis une décennie – engendré dans la zone, selon Don Scott, copropriétaire du camp de safari Tanda Tula. Des protocoles d’observation stricts protègent le petit, dont le pelage blanc éclatant soulève des inquiétudes quant à sa survie, seulement environ 30 % des lionceaux sauvages atteignant l’âge adulte. Le parc national Kruger voisin, qui s’étend sur deux millions d’hectares, a subi des précipitations similaires comprises entre 200 mm et 1 000 mm, entraînant des dommages estimés à 500 millions de rands. Le porte-parole Reynold Thakhuli a indiqué que des évaluations étaient en cours. Aucune vie humaine n’a été perdue, grâce à des évacuations efficaces saluées par Pierce comme « exemplaires ». Alors que les camps de repos du nord et les routes restent fermés, la majeure partie du parc a rouvert. Des réserves privées comme Sabi Sand, qui a reçu 350 mm de pluie, sont pleinement opérationnelles, se vantant d’une activité accrue des prédateurs grâce à une forte saison d’agnelage des impalas et des observations fiables de léopards. La Klaserie Private Nature Reserve a 25 % de ses lodges en rénovation mais offre d’excellentes observations de la faune ailleurs. Les réseaux routiers présentent des nids-de-poule sur des itinéraires comme la R71 et la R40, avec des réparations en cours ; il est conseillé de voler vers les aéroports Eastgate ou Kruger-Mpumalanga, bien que les vols de Safair soient retardés jusqu’à mi-février. Des experts comme Tim Baynham suggèrent de se concentrer sur la petite faune, les insectes, les grenouilles et les oiseaux au milieu d’une brousse plus dense. Les inondations, liées au changement climatique, ont accru les risques de malaria près des eaux stagnantes. Le tourisme soutient la conservation, avec des appels à éviter les annulations pour aider à la reprise.