L’entreprise espagnole Indra a obtenu un contrat de près de 300 millions d’euros de la part de l’Administration fédérale de l’aviation des États-Unis pour moderniser les systèmes de contrôle du trafic aérien. Cet accord vise à remplacer des radars obsolètes et à améliorer la sécurité des vols. Il complète un projet similaire attribué à l’entreprise américaine RTX.
Indra, une entreprise espagnole spécialisée dans la technologie et la défense, a été sélectionnée par l’Administration fédérale de l’aviation des États-Unis (FAA) pour un contrat d’un montant de près de 300 millions d’euros. L’annonce a été faite mardi, aux côtés du secrétaire aux Transports Sean Duffy. Le projet consiste à renouveler des centaines de radars obsolètes, essentiels à la détection et au suivi des aéronefs, afin de renforcer la sécurité et l’efficacité du transport aérien.
La FAA juge cette modernisation « cruciale » pour le système de surveillance. Le nouveau matériel permettra de surveiller jusqu’à 612 radars plus modernes, le déploiement commençant ce trimestre et priorisant les zones à fort trafic. De plus, la gestion sera simplifiée en unifiant les 14 configurations de radars actuelles, facilitant la maintenance et réduisant les coûts logistiques.
« Notre réseau de radars était obsolète et nécessitait un renouvellement urgent », a déclaré Bryan Bedford, administrateur de la FAA. « Avec ces nouveaux systèmes, nous renforçons non seulement la sécurité des vols mais soutenons aussi la production industrielle américaine et assurons une infrastructure de surveillance plus moderne et fiable », a-t-il ajouté.
Ce contrat complète celui attribué à la filiale de RTX, Collins Aerospace, d’un montant d’environ 375 millions d’euros, pour une initiative similaire. Indra, une valeur phare de l’Ibex 35, a affiché la meilleure performance en 2025 avec une hausse de 184,7 %. Au début de 2026, ses actions ont gagné 10,6 %, cotant à 53,85 euros par action, malgré une baisse de 1 % mardi, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes.