La Kenya Revenue Authority a défendu son projet de faire passer la date limite annuelle de déclaration fiscale du 30 juin au 30 avril, citant l'utilisation de déclarations pré-remplies et la croissance récente du taux de conformité volontaire. Cette proposition avait été initialement avancée par le Trésor national dans le projet de loi de finances 2026.
Lors d'un colloque fiscal organisé par NTV le 19 mai, le commissaire de la KRA pour le département des micro et petites entreprises, Obell, a fait valoir que la date limite actuelle de mi-année n'était plus justifiée. Il a souligné que de nombreux contribuables, notamment les salariés déposant des déclarations néant, n'ont désormais plus de raison d'attendre juin puisque les déclarations sont pré-remplies. M. Obell a mis en avant les résultats récents, précisant que 97 000 nouveaux contribuables, n'ayant jamais payé d'impôts auparavant, ont contribué à hauteur de 7,8 milliards de shillings kényans en seulement quatre mois. Il a affirmé que cette conformité volontaire prouve que des dates limites plus précoces peuvent fonctionner lorsqu'elles sont soutenues par de meilleurs systèmes. Afin de préparer ce changement, la KRA prévoit d'envoyer des déclarations pré-remplies à tous les contribuables enregistrés à partir du 1er janvier 2027, en utilisant les données issues des factures eTIMS et d'autres sources. L'autorité a également mis en avant un tableau de bord iTax mis à jour qui offre aux entreprises une visibilité en temps réel sur leurs dossiers. Des entreprises et certains chercheurs ont exprimé des préoccupations quant à l'alourdissement des contraintes de conformité dans le cadre actuel. La KRA maintient que ce décalage vise à réduire les erreurs et les pénalités plutôt qu'à piéger les contribuables, et a noté que des pays tels que le Rwanda exigent déjà des déclarations début mars.