Plus de 70 organisations de défense des libertés civiles et de plaidoyer, dont l'ACLU, l'EPIC et Fight for the Future, ont demandé à Meta de renoncer à ses projets de reconnaissance faciale pour ses lunettes intelligentes Ray-Ban et Oakley. Les groupes avertissent que la fonctionnalité « Name Tag » pourrait permettre à des harceleurs, des agresseurs et aux forces de l'ordre d'identifier des personnes en toute discrétion, mettant ainsi en danger les victimes d'abus, les immigrants et les personnes LGBTQ+.
Dans une lettre rapportée par WIRED, des organisations spécialisées dans les libertés civiles, la prévention de la violence domestique, les droits reproductifs, la défense des personnes LGBTQ+, le droit du travail et les droits des immigrants ont exigé que Meta abandonne la fonctionnalité de reconnaissance faciale, baptisée en interne « Name Tag », prévue pour ses lunettes intelligentes Ray-Ban et Oakley. Cette demande fait suite à des rapports publiés en février révélant les efforts de développement de Meta, qui avaient été retardés pour des questions de confidentialité.
La lettre souligne des risques graves : des prédateurs sexuels et des harceleurs identifiant discrètement leurs victimes, des agents fédéraux comme ceux de l'ICE et du CBP ciblant les immigrants, ainsi que des menaces pesant sur les survivants d'abus et les personnes LGBTQ+ dans l'espace public. Meta n'a pas réagi publiquement. Cette opposition amplifie les débats plus larges sur la confidentialité concernant les accessoires connectés équipés d'IA, alors que des concurrents comme Google s'intéressent à des technologies similaires.