Les démocrates présentent un projet de loi pour interdire l’usage de la reconnaissance faciale par l’ICE et le CBP

Un groupe de démocrates du Sénat a présenté la 'ICE Out of Our Faces Act', visant à interdire à l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et à la Customs and Border Protection (CBP) d’utiliser la reconnaissance faciale et d’autres technologies de surveillance biométrique. La législation exigerait la suppression des données passées et autoriserait les individus à poursuivre pour violations. Présenté le 5 février 2026, le projet a peu de chances dans un Congrès à majorité républicaine.

Le 5 février 2026, le sénateur Edward J. Markey (D-Mass.) a présenté la 'ICE Out of Our Faces Act' au Sénat, cosponsorisée par les sénateurs Ron Wyden (D-Ore.), Angela Alsobrooks (D-Md.) et Bernie Sanders (I-Vt.). Le projet a été annoncé lors d’une conférence de presse aux côtés du sénateur Jeff Merkley (D-Ore.) et de la représentante Pramila Jayapal (D-Wash.). La loi proposée rendrait illégal pour les agents de l’ICE et du CBP d’acquérir, posséder, accéder ou utiliser des systèmes de surveillance biométrique, y compris la reconnaissance faciale et la reconnaissance vocale, ou des informations dérivées de tels systèmes exploités par d’autres entités. Toutes les données collectées précédemment à partir de ces systèmes doivent être supprimées. L’interdiction s’étend à l’interdiction d’utiliser de telles données dans des affaires judiciaires ou des enquêtes. Les individus affectés par des violations pourraient poursuivre le gouvernement fédéral pour dommages financiers, et les procureurs généraux des États pourraient intenter des poursuites au nom des résidents. Lors de la conférence de presse, Markey a qualifié la situation de 'moment dangereux pour l’Amérique', déclarant que l’ICE et le CBP 'ont construit un arsenal de technologies de surveillance conçues pour traquer, surveiller et cibler des personnes individuelles, citoyens et non-citoyens alike. La technologie de reconnaissance faciale est au centre d’un filet numérique qui a été créé dans notre nation.' Jayapal a ajouté : 'C’est un carrefour très dangereux d’activités trop violentes et trop zélées de l’ICE et de la Border Patrol, et de l’utilisation croissante de systèmes d’identification biométrique. Cela est devenu un État de surveillance avec des troupes fédérales militarisées dans nos rues terrorisant et intimidant les citoyens et résidents américains.' Le projet intervient alors que des rapports font état du déploiement par l’ICE et le CBP d’outils comme l’application de reconnaissance faciale Mobile Fortify, utilisée plus de 100 000 fois pour identifier immigrants et citoyens, bien qu’elle n’ait pas été conçue pour une identification fiable au niveau de la rue et ait été déployée après que le Département de la Sécurité intérieure a abandonné ses règles de confidentialité. Les incidents incluent un observateur de l’ICE dans le Minnesota dont les privilèges Global Entry et TSA PreCheck ont été révoqués après un scan facial, et un cas à Portland, Maine, où un agent a qualifié un observateur filmant une vidéo de 'terroriste domestique' et a mentionné une base de données. Un rapport de CNN a mis en lumière un mémo de l’ICE à Minneapolis instruisant les agents à capturer des images, des plaques d’immatriculation et des détails sur les manifestants. Alors que les leaders démocrates Hakeem Jeffries et Chuck Schumer ont exigé des réformes de l’ICE comme des caméras portées au corps pour la responsabilité et des interdictions de suivi des activités du Premier Amendement, leur liste n’incluait pas d’interdiction de reconnaissance faciale. Markey a séparément cherché confirmation sur une base de données de 'terroristes domestiques' listant des citoyens américains protestant contre les politiques d’immigration. Avec un Congrès à majorité républicaine, l’adoption du projet semble improbable.

Articles connexes

Tense House Homeland Security Committee hearing with immigration officials testifying amid criticism over Minneapolis shootings.
Image générée par IA

La commission de la Chambre enquête sur l'application de l'immigration après les fusillades de Minneapolis

Rapporté par l'IA Image générée par IA

Hauts responsables des agences d'immigration américaines ont témoigné devant la Commission de la Sécurité intérieure de la Chambre des représentants le 10 février 2026, au milieu de critiques sur les tactiques après les fusillades mortelles de deux citoyens américains à Minneapolis. L'audience a lieu alors que le Congrès fait face à une échéance vendredi pour financer le Département de la Sécurité intérieure, les démocrates exigeant des réformes des pratiques d'application. Les tensions partisanes ont mis en évidence les divisions, bien que des préoccupations bipartisanes sur la formation et la surveillance soient apparues.

Un recours collectif déposé au tribunal de district des États-Unis au Maine accuse la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem et l'administration Trump de violation des droits du Premier amendement par l'utilisation de logiciels de reconnaissance faciale et d'autres outils de surveillance. La plainte allègue que des agents fédéraux ont ciblé des citoyens filmant leurs activités dans des espaces publics lors d'opérations d'application des lois sur l'immigration. Les plaignants demandent une injonction pour arrêter ces pratiques et effacer les dossiers associés.

Rapporté par l'IA

Les démocrates au Congrès poussent des réformes pour limiter Immigration and Customs Enforcement au milieu d'un tollé public sur des incidents récents, mais leurs efforts pourraient être insuffisants en se concentrant uniquement sur l'ICE. Une implication croissante d'agents d'autres agences fédérales a créé ce que les critiques appellent un 'blob' unique d'application de la loi opérant sous l'administration Trump. Ce changement soulève de sérieuses questions sur la responsabilité et la surveillance.

Le gouverneur du Maryland, Wes Moore, a signé une législation d’urgence le 17 février 2026, interdisant à l’État et aux juridictions locales de conclure ou de maintenir des accords qui délèguent aux agents locaux l’application de l’immigration civile fédérale dans le cadre du programme 287(g) de l’ICE. Cette mesure accorde 90 jours aux juridictions disposant d’accords 287(g) existants pour y mettre fin, tandis que partisans et critiques continuent de débattre des implications pour la sécurité publique et la confiance communautaire.

Rapporté par l'IA Vérifié par des faits

Alex Plechash, président du Parti républicain du Minnesota, a déclaré à NPR qu’une vague d’application de l’immigration fédérale connue sous le nom d’Operation Metro Surge a été menée dans les Twin Cities, provoquant des manifestations intenses après deux fusillades mortelles par des agents fédéraux. Bien qu’il soutienne l’objectif annoncé de cibler les délinquants graves, il a dit que les rapports de profilage de citoyens américains doivent être enquêtés s’ils sont confirmés.

Les employés de Google DeepMind ont exhorté les dirigeants de l'entreprise à mettre en place des politiques garantissant leur sécurité physique face aux agents de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE) pendant leur travail. Cela fait suite à une tentative présumée d'un agent fédéral d'entrer sur le campus de Cambridge de l'entreprise l'automne dernier. Cette demande provient de préoccupations internes partagées via des messages obtenus par WIRED.

Rapporté par l'IA

Deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, ont été tués par balle par des agents fédéraux d'immigration à Minneapolis, déclenchant des manifestations massives et un examen politique des tactiques agressives d'application de la loi du président Trump. De nouveaux sondages indiquent que six Américains sur 10 désapprouvent les actions des agents, incitant des appels à des réformes incluant des caméras corporelles et une approche plus douce. L'incident a tendu le Département de la Justice et alimenté les demandes démocrates de surveillance au milieu des déportations en cours.

 

 

 

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser