Photorealistic illustration of ICE agents loading migrants onto deportation buses amid stacks of $85 billion funding, symbolizing expanded enforcement under new law.
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Le financement de l’ICE s’élargit sous nouvelle loi, avec jusqu’à 85 milliards de dollars disponibles sur quatre ans

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L’immigration and Customs Enforcement des États-Unis a accès à un financement allant jusqu’à 85 milliards de dollars en vertu d’une loi adoptée en juillet 2025, une augmentation nette que NPR rapporte ferait d’elle l’agence de maintien de l’ordre américaine la mieux dotée en ressources totales disponibles. Cette hausse reflète en grande partie un supplément pluriannuel de 75 milliards de dollars ajouté au budget de base annuel d’environ 10 milliards de dollars de l’ICE alors que l’administration Trump poursuit l’objectif de déporter jusqu’à 1 million de personnes par an.

Il y a seulement 10 ans, le budget annuel de l’ICE était inférieur à 6 milliards de dollars, plus faible que d’autres agences du Département de la Sécurité intérieure, selon des documents budgétaires du Congrès cités par NPR. L’ICE a été créée en 2003 en fusionnant des parties du U.S. Customs Service et de l’Immigration and Naturalization Service. NPR relie la mission élargie et le financement de l’ICE aux évolutions migratoires et aux politiques fédérales de la dernière décennie. La Border Patrol et d’autres autorités fédérales ont enregistré une pointe de rencontres avec des migrants en 2019 sous le premier mandat du président Donald Trump. Les rencontres ont ensuite chuté lorsque la pandémie de COVID-19 a conduit à l’utilisation de l’autorité de santé publique du Titre 42 pour expulser rapidement de nombreux migrants, avant de remonter sous le président Joe Biden — atteignant plus de 3,2 millions en 2023 — après la levée du Titre 42. Fin 2024, le nombre d’arrivées baissait au milieu de règles d’asile américaines plus strictes et d’un renforcement des mesures d’exécution par le Mexique, rapporte NPR. La loi de juillet 2025 — connue sous le nom de One Big Beautiful Bill Act — a accordé à l’ICE un supplément de 75 milliards de dollars pouvant être dépensé sur jusqu’à quatre ans, en plus d’un budget de base annuel décrit par NPR comme d’environ 10 milliards de dollars. Si réparti uniformément et si les autres financements restent proches des niveaux récents, NPR a calculé que l’agence disposerait de près de 29 milliards de dollars par an — environ le triple de ses ressources annuelles récentes. À titre de comparaison, la demande budgétaire de l’administration Trump pour 2026 pour l’ensemble du Département de la Justice, FBI inclus, était un peu plus de 35 milliards de dollars, rapporte NPR. Une part importante du nouveau financement est dédiée à la détention. NPR rapporte que la loi alloue 45 milliards de dollars à l’ICE pour étendre son système de détention, la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem déclarant en juin 2025 que la capacité pourrait atteindre 100 000 personnes détenues par jour. Au 30 novembre 2025, environ 65 735 personnes étaient en détention pour immigration, selon des données du Transactional Records Access Clearinghouse (TRAC) citées par NPR. L’ICE a également intensifié son recrutement. L’agence a déclaré avoir plus que doublé ses agents et officiers de 10 000 à 22 000 en 2025, rapporte NPR, notant que les statistiques sur la main-d’œuvre fédérale gérées par l’Office of Personnel Management n’étaient mises à jour qu’au 30 novembre et pourraient ne pas refléter les embauches de fin d’année. Le DHS a également indiqué que l’ICE a reçu environ 220 000 candidatures en 2025, aidées par des incitatifs incluant des primes de signature allant jusqu’à 50 000 dollars pour un engagement de cinq ans et jusqu’à 60 000 dollars pour le remboursement de prêts étudiants. Une offre d’emploi sur USAJobs citée par NPR listait des postes d’officiers de déportation dans au moins 25 villes, avec des salaires initiaux allant de 51 632 à 84 277 dollars. L’expansion a suscité de vives critiques de la part des défenseurs de l’immigration et de certains anciens responsables. Lauren-Brooke Eisen du Brennan Center for Justice a déclaré à NPR que, en comptant la nouvelle loi et d’autres appropriations, le financement de l’ICE est supérieur aux budgets annuels combinés d’autres agences fédérales de maintien de l’ordre. Margy O’Herron, fellow senior du Brennan Center qui a travaillé auparavant au Département de la Justice sous l’administration Biden, a déclaré que les priorités de dépenses sont fortement orientées vers les arrestations, la détention et les déportations plutôt que vers les tribunaux de l’immigration et les juges. Les partisans soutiennent que le financement supplémentaire correspond aux ambitions de l’administration. Ira Mehlman, porte-parole de la Federation for American Immigration Reform, a déclaré à NPR que cette augmentation est « directement proportionnelle à l’ampleur de la tâche », la reliant à des décisions politiques qui, selon NPR, ont retiré le statut légal d’environ 1,6 million d’immigrants en 2025. NPR a également rapporté une préoccupation croissante quant aux conditions de détention et à l’augmentation du nombre de décès sous la garde de l’ICE. L’ICE a signalé sept décès en décembre 2025 et trois décès supplémentaires au 16 janvier 2026, selon des chiffres cités par NPR de l’agence. Avec le financement de base pour le DHS et l’ICE devant expirer fin janvier 2026, les démocrates au Congrès ont appelé à des changements opérationnels à l’ICE alors que les législateurs négocient une législation de financement gouvernemental plus large.

Ce que les gens disent

Les réactions sur X à l’élargissement du financement de l’ICE jusqu’à 85 milliards de dollars sur quatre ans sont majoritairement critiques, les législateurs démocrates et les défenseurs la dénonçant comme un financement pour la cruauté, la terreur et la souffrance humaine, et appelant à défunding ou à abolir l’ICE. Certains soulignent la faible efficacité des déportations malgré les budgets accrus et le rôle du financement pluriannuel dans l’évitement de la surveillance congressionnelle pendant les shutdowns. Les républicains et les partisans la défendent comme essentielle pour la sécurité frontalière et les déportations massives.

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