Plus de 119 000 éducateurs dans sept provinces n'ont pas été contrôlés dans le Registre national des délinquants sexuels, trois ans après le début des vérifications obligatoires en 2023. Les départements provinciaux invoquent des retards dus à des dossiers incomplets et à la lenteur du traitement par le SAPS et le ministère de la Justice.
Le Registre national des délinquants sexuels recense depuis 2009 les individus condamnés pour des infractions sexuelles commises sur des mineurs. Les chiffres obtenus auprès des départements provinciaux de l'éducation montrent une progression inégale, avec de nombreuses demandes toujours en attente. La porte-parole du département de l'Éducation du Cap-Occidental, Bronagh Hammond, a déclaré que des formulaires incomplets et des certificats de police nécessitant un à quatre mois de traitement causaient ces retards. Les départements du Nord-Ouest et du Mpumalanga ont signalé des problèmes similaires liés à des demandes non conformes et à des ressources limitées. Le Conseil des relations de travail dans l'éducation a enregistré 114 cas d'inconduite au cours de l'exercice financier 2024/2025, aboutissant à 59 verdicts de culpabilité. En 2025/2026, il a traité 139 dossiers, dont 40 ont abouti à des condamnations. Le ministère de la Justice et du Développement constitutionnel a affirmé qu'il continuait de traiter les demandes tout en révisant les protocoles d'accès.