La commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public a adopté ce lundi 27 avril le rapport de son rapporteur Charles Alloncle par 12 voix pour, 10 contre et 8 abstentions. Le document de près de 400 pages, contenant 80 recommandations, sera publié le 4 mai. Des réactions contrastées ont suivi dans la classe politique et Charles Alloncle a réagi sur le plateau de Cyril Hanouna.
Après près de cinq heures de débats, les 30 membres de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public ont approuvé la publication du rapport rédigé par le député Charles Alloncle. Le vote serré – 12 pour, 10 contre, 8 abstentions – a eu lieu ce lundi 27 avril à l’Assemblée nationale. Le document sera accessible le 4 mai sur le site de l’institution, accompagné d’un avant-propos du président Jérémie Patrier-Leitus et de contributions des groupes.
Charles Alloncle, invité de Cyril Hanouna dans « Tout beau tout n9uf » sur W9, s’est dit « très content » de cette « belle victoire » malgré un vote « à pas grand-chose ». Il a évoqué des compromis sur la forme pour sauver les auditions et comptes rendus. Le député a rétorqué à Nagui sur son prénom, Charles-Henri, qualifiant l’attaque « ridicule » et « basse » face à des sujets comme la mauvaise gestion financière de France Télévisions et les contrats de production dépassant un milliard d’euros.
Le rapport propose des économies d’un milliard d’euros, soit un quart des crédits publics, via la suppression de France 4 et Mouv’, la fusion de France 2 et France 5, et une baisse du budget des jeux. Alloncle a dénoncé des suites d’hôtel à 1900 € au Festival de Cannes payées par les contribuables et le refus de Banijay d’envoyer les contrats et fiches de paie de Nagui, malgré une promesse sous serment.
La droite et l’extrême droite ont salué une « victoire pour tous les contribuables », avec les félicitations de Jordan Bardella et Marine Le Pen. À gauche, Marine Tondelier a qualifié le rapport de « torchon truffé de contre-vérités », un « triste jour pour l’Assemblée ». Le centre s’est abstenu, Marc Fesneau le jugeant « à charge » mais publiant pour le combattre.