Le sous-procureur général du TCU, Lucas Rocha Furtado, a demandé mercredi la suspension des résultats de la plus grande enchère énergétique du Brésil pour 2026, qui s'est tenue le 18 mars. Cette demande soulève des inquiétudes concernant des entreprises comme Evolution Power Partners et des irrégularités de procédure. La cour examine actuellement la mesure conservatoire.
Lucas Rocha Furtado, sous-procureur général du TCU, a demandé mercredi 1er avril la suspension des résultats de l'enchère de réserve de capacité, la plus importante de l'année, qui a eu lieu le 18 mars. Il souhaite des vérifications supplémentaires sur la capacité technique et financière des participants, ainsi que sur la régularité concurrentielle, en particulier pour ceux dont la viabilité est douteuse. Les investigations visent Evolution Power Partners (EPP) et ses sociétés affiliées, qui ont remporté des contrats totalisant plus de 8 milliards de reais d'investissements pour 1,685 GW de puissance. M. Furtado affirme qu'EPP n'a pas divulgué ses liens avec d'autres soumissionnaires à l'EPE et à la CCEE, enfreignant ainsi les règles. « L'hypothèse selon laquelle le même groupe économique aurait pu agir sous plusieurs identités [...] est extrêmement grave », a écrit le procureur. Au milieu de l'enchère, la centrale Araucária II d'Âmbar Energia (liée à J&F) a été reclassée, passant de « nouvelle » à « existante », ce qui a modifié son prix plafond et limité sa participation. J&F a fait appel auprès de l'Aneel contre ce résultat. Le ministère des Mines et de l'Énergie avait également augmenté les prix plafonds trois jours auparavant sans note technique justificative. M. Furtado a souligné l'échec passé d'EPP à livrer les projets de l'enchère d'urgence de 2021, ainsi que les antécédents de son contrôleur présumé, Marcos Antonio Grecco, qui a fait l'objet d'une enquête dans le cadre de l'opération Lava Jato et est accusé dans une affaire de corruption à Amapá. Selon le document, la remise moyenne de 5 % à 5,5 % indique une distorsion potentielle.