Conséquences de la pause migratoire : des immigrants dans l'incertitude cinq mois après la fusillade de Washington

Cinq mois après que l'administration Trump a suspendu le traitement des demandes d'immigration en provenance de pays à haut risque à la suite d'une fusillade meurtrière à Washington, cette politique, qui couvre désormais 39 nations, a plongé des milliers de personnes déjà présentes aux États-Unis dans un flou juridique, les exposant à des pertes d'emploi, des carrières au point mort et des craintes d'expulsion. Des témoignages personnels soulignent ces difficultés, tandis que des poursuites judiciaires aboutissent à des décisions de justice en faveur d'un allègement des mesures.

La politique a débuté fin novembre 2025 avec l'arrêt des décisions pour les demandeurs issus de 19 pays déjà soumis à des restrictions de voyage, après que Rahmanullah Lakanwal, un ressortissant afghan, a mortellement blessé la spécialiste de la Garde nationale Sarah Beckstrom et blessé le sergent d'état-major Andrew Wolfe près de la Maison-Blanche. Étendue désormais à 39 pays, dont le Nigeria, le Myanmar et le Venezuela, cette mesure a gelé les renouvellements de visas, les cartes vertes, les permis de travail et les demandes de citoyenneté pour des centaines de milliers de personnes, y compris celles ayant payé jusqu'à 3 000 dollars pour un traitement prioritaire auprès de l'USCIS.

Un porte-parole du département de la Sécurité intérieure a défendu ces suspensions indéfinies, affirmant qu'elles privilégient la sécurité grâce à un filtrage renforcé pour les nations jugées à « haut risque » et non coopératives en matière de terrorisme. Brandy Perez Carbaugh, de la Heritage Foundation, a présenté cette mesure comme un signal indiquant que l'immigration aux États-Unis n'est pas un droit acquis.

Les répercussions sont vastes : A, un chercheur en cancérologie né au Myanmar et établi en Ohio depuis 2016, a perdu une promotion en raison de la suspension de son autorisation de travail. M, une Nigériane résidant en Virginie et sélectionnée pour une résidence en chirurgie dans l'Oregon, s'est effondrée en larmes face à l'obstacle lié à son lieu de naissance. P, un diplômé en ingénierie nigérian au Texas, a dû refuser des offres d'emploi et peine à payer ses factures.

Les citoyens américains sont également touchés : Isaac Narvaez Gomez attend la carte verte de sa femme vénézuélienne, ce qui bloque ses projets de famille. David Bier, du Cato Institute, a qualifié les frais de traitement prioritaire d'« arnaque », exposant les immigrants à l'expulsion.

La contestation judiciaire s'intensifie : plus de 33 recours ont été déposés. Un juge du nord de la Californie a ordonné le traitement des demandes de 32 candidats d'ici le 18 mai ; un juge du Maryland a rendu obligatoire le traitement pour 83 autres. L'avocat Zachary New, qui assiste plus de 500 personnes, note que la moitié des demandes auprès de l'USCIS sont affectées, ce qui touche particulièrement les secteurs de la santé et des STIM.

Fait partie de notre dossier : Pause de l'immigration aux États-Unis après la fusillade de la Garde nationale à Washington.

Articles connexes

Illustration depicting USCIS immigration backlog with massive paperwork stacks and waiting applicants outside agency headquarters.
Image générée par IA

USCIS pending caseload nears 12 million as processing slows, NPR analysis finds

Rapporté par l'IA Image générée par IA Vérifié par des faits

Nearly 12 million applications for immigration benefits were awaiting action at U.S. Citizenship and Immigration Services by the end of September 2025, including 11.6 million in USCIS’ backlog and 247,974 unopened filings in a separate “frontlog,” according to an NPR review of USCIS data. NPR reported the backlog grew by about 2 million in the first year of President Trump’s second term, a faster rise than during his entire first term, leaving more applicants without timely proof their filings were received.

A federal appeals court on Friday ruled that President Donald Trump’s proclamation describing migration at the U.S.-Mexico border as an “invasion” and using that finding to suspend access to asylum exceeds the authority Congress granted in immigration law. The decision from the U.S. Court of Appeals for the D.C. Circuit could require the government to restart at-the-border asylum processing, though the administration has indicated it plans to seek further review.

Rapporté par l'IA

A partial U.S. government shutdown began after Congress missed a funding deadline, centering on reforms to the Department of Homeland Security following the fatal shootings of two Minnesotans by ICE agents. Lawmakers are divided over measures like body cameras and judicial warrants for ICE operations, with a temporary funding deal offering only two weeks for DHS. The incident has sparked celebrity backlash and protests, including arrests related to a church disruption in St. Paul.

The Department of Homeland Security faces a partial shutdown starting Friday night as Congress failed to extend its funding amid disputes over immigration enforcement reforms. Democrats are demanding changes following recent incidents involving ICE and CBP agents, while Republicans criticize the proposals as excessive. Agencies like TSA and FEMA will be affected, though ICE remains funded separately.

Rapporté par l'IA

The US Supreme Court refused to let the Trump administration immediately revoke Temporary Protected Status for more than 350,000 immigrants from Haiti and Syria. With no noted dissents, the justices moved the cases to the merits docket for full briefing, oral arguments in April, and deliberation, while keeping protections in place. This approach follows prior dissents by Justice Ketanji Brown Jackson criticizing shadow docket use.

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser