La Cour suprême maintient le TPS pour les immigrants haïtiens et syriens

La Cour suprême des États-Unis a refusé que l'administration Trump révoque immédiatement le statut de protection temporaire de plus de 350 000 immigrants originaires d'Haïti et de Syrie. Sans dissidence notoire, les juges ont déplacé les affaires vers le registre des mérites pour un briefing complet, des plaidoiries en avril et des délibérations, tout en maintenant les protections en place. Cette approche fait suite à des dissidences antérieures de la juge Ketanji Brown Jackson critiquant l'utilisation du "shadow docket".

Lundi, la Cour suprême a rendu une ordonnance reportant le jugement sur la demande d'aide d'urgence de l'administration Trump pour mettre fin aux désignations TPS pour Haïti (350 000 bénéficiaires) et la Syrie (6 000 bénéficiaires). Au lieu d'agir par le biais du rôle fantôme, la Cour a préservé les ordonnances des tribunaux inférieurs bloquant les actions du Département de la sécurité intérieure et a programmé les affaires pour un examen régulier, avec des arguments oraux prévus pour avril et une décision attendue plus tard, peut-être en juin. Aucune dissidence n'a été relevée dans le cadre de cette action. Cette décision contraste avec les décisions prises en mai et en octobre dans le cadre du shadow docket, qui autorisaient des résiliations similaires de TPS pour des pays tels que le Venezuela, Cuba, Haïti, le Nicaragua et le Venezuela, et pour lesquelles M. Jackson avait exprimé son désaccord, parfois seul ou avec les juges Sonia Sotomayor et Elena Kagan. Dans l'une de ces dissidences, Mme Jackson a décrit l'approche de la majorité comme un "grave abus" du rôle fantôme, donnant la priorité à "un pouvoir exécutif sans contrainte au détriment des appels d'innombrables familles à la stabilité que notre gouvernement leur a promise". Elle a affirmé que le gouvernement n'avait pas démontré de "préjudice concret ou irréparable" lié au retard, alors que les immigrants étaient confrontés à une "dévastation" telle que la perte d'emploi, la séparation de la famille et l'expulsion. Mme Jackson a également critiqué l'absence d'explication pour passer outre les "opinions écrites raisonnées et réfléchies" des juridictions inférieures. Le TPS, créé par le Congrès en 1990, permet aux immigrants originaires de pays où règnent des conditions dangereuses, telles que des conflits armés ou des catastrophes naturelles, de vivre et de travailler légalement aux États-Unis. Dès son entrée en fonction, la secrétaire à la sécurité intérieure, Kristi Noem, a cherché à "annuler" prématurément les désignations existantes, une démarche que les juridictions inférieures ont bloquée pour plusieurs pays, en invoquant l'absence d'autorité juridique et, dans certains cas, les commentaires du président comme preuve d'animosité. L'administration a fait valoir que les pouvoirs de résiliation du TPS interdisaient tout contrôle judiciaire. Cette évolution maintient les protections du statu quo dans le cadre du litige en cours.

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