La Cour suprême des États-Unis a entendu les plaidoiries le 30 mars 2026 dans l'affaire Trump c. Barbara, qui conteste le décret du président Trump limitant l'acquisition de la citoyenneté par le droit du sol pour les enfants d'immigrés sans papiers ou de titulaires de visas temporaires. Comme précédemment rapporté, ce décret — émis le 20 janvier 2025 — interprète le 14e amendement comme ne garantissant pas la citoyenneté automatique dans ces cas de figure. Une décision, attendue dans les prochains mois, pourrait avoir un impact sur des centaines de milliers d'enfants nés après le 20 février 2025.
L'affaire fait suite à des contestations antérieures détaillées dans des reportages précédents, notamment des recours collectifs comme Barbara c. Trump, où des familles ont contesté le décret exécutif 14160. Trump soutient que la clause du 14e amendement — « Toutes les personnes nées ou naturalisées aux États-Unis, et soumises à la juridiction de ceux-ci, sont citoyens » — ne s'applique pas ici, invoquant un abus de la part de « centaines de milliers » de personnes entrant sur le territoire pour bénéficier de la citoyenneté.
La Cour suprême a confirmé le principe large du droit du sol (jus soli) dans l'arrêt United States c. Wong Kim Ark (1898), et le Congrès l'a affirmé dans une loi de 1940. Les plaidoiries se sont concentrées sur l'application prospective du décret après le 20 février 2025.
Les projections du Migration Policy Institute et de Penn State estiment que 255 000 enfants nés aux États-Unis pourraient devenir apatrides chaque année, ce chiffre atteignant 4,8 millions d'ici 2045. L'opinion publique est divisée : Pew montre un écart de 50 % contre 49 % concernant la citoyenneté des enfants de parents sans papiers (75 % des démocrates y sont favorables, contre 25 % des républicains) ; NPR/Ipsos révèle que 53 % des sondés sont opposés à la suppression de ce droit, avec un soutien plus important invoquant une base constitutionnelle.
Moins de 36 pays offrent un droit du sol inconditionnel. Bien que l'éducation primaire et secondaire soit protégée (Plyler c. Doe, 1982), les défenseurs des droits avertissent que cela pourrait entraîner des complications pour des services comme Medicaid et une augmentation des absences scolaires par crainte.
La décision clarifiera la portée du 14e amendement dans un contexte de divergences sur la politique migratoire.