Supreme Court building with lawyers approaching steps and symbolic inset of baby with passports, depicting birthright citizenship hearing.
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La Cour suprême examinera le 1er avril le décret de Trump sur le droit du sol dans un contexte de débat sur le « tourisme de naissance »

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La Cour suprême des États-Unis doit entendre le 1er avril 2026 les plaidoiries concernant une affaire liée au décret du président Donald Trump visant à limiter l'acquisition automatique de la citoyenneté américaine pour certains enfants nés aux États-Unis, y compris ceux nés de parents en situation irrégulière ou sans statut légal permanent. Ce litige a également ravivé l'intérêt pour le « tourisme de naissance », une pratique que les critiques associent parfois à une fraude au visa, bien qu'accoucher aux États-Unis ne soit pas illégal en soi.

Le sénateur Eric Schmitt, républicain du Missouri, a récemment qualifié ce débat de problème de fraude et de sécurité nationale, en pointant du doigt le « tourisme de naissance » — une pratique controversée dans laquelle des voyageuses enceintes se rendent aux États-Unis pour accoucher afin que leur enfant devienne citoyen américain.

Les experts interrogés par NPR ont souligné que la question juridique centrale devant la Cour suprême concerne le droit du sol lui-même, mais que le débat public porte souvent sur la capacité du gouvernement, via les lois existantes, à lutter contre la fraude. Muzaffar Chishti, chercheur principal au Migration Policy Institute, un organisme non partisan, a déclaré à NPR que si le tourisme de naissance peut impliquer des « incidents de fraude occasionnels », il peut être traité par l'application des lois actuelles plutôt que par une révision du 14e amendement.

Les autorités fédérales ont déjà enquêté sur et poursuivi des réseaux de tourisme de naissance qui, selon les reportages de NPR, facturaient des sommes importantes à leurs clients et leur apprenaient parfois à dissimuler le motif de leur voyage — une conduite qui peut enfreindre les règles d'immigration américaines si un visiteur ment sur l'objet de son séjour.

L'administration Trump a également mis en avant l'autorité du pouvoir exécutif sur les visas. NPR a rapporté que lors du premier mandat de Trump, le département d'État a révisé ses directives en 2020 pour rendre plus difficile l'obtention de visas touristiques lorsque les autorités estimaient que le but principal du séjour était d'accoucher aux États-Unis. Un rapport de 2022 de la commission sénatoriale de la Sécurité intérieure et des Affaires gouvernementales a indiqué que ce changement avait entravé les activités des entreprises spécialisées dans le tourisme de naissance.

Les partisans du maintien des règles actuelles sur le droit du sol soulignent que la politique américaine est depuis longtemps façonnée par la clause de citoyenneté du 14e amendement et par la jurisprudence de la Cour suprême qui l'interprète. Les juristes font généralement remonter la compréhension moderne de cette règle à l'arrêt de la Cour suprême de 1898, United States v. Wong Kim Ark.

L'ampleur du tourisme de naissance est contestée et les estimations varient considérablement. Les reportages de NPR ont cité des chiffres contradictoires, incluant les enregistrements officiels des naissances liées à des adresses étrangères et une estimation plus élevée provenant du Center for Immigration Studies, une organisation favorable à une immigration plus restreinte.

Certains arguments liés à la sécurité nationale reposent sur des hypothèses plutôt que sur des cas documentés. Andrew Badger, analyste en renseignement de défense et co-auteur d'un livre sur l'espionnage chinois, a déclaré à NPR qu'il pouvait imaginer un gouvernement étranger tentant de tirer parti des règles de citoyenneté américaines, mais il n'a cité aucun cas confirmé où des enfants de touristes de naissance auraient été utilisés comme agents. David Bier, du Cato Institute, qui soutient généralement une immigration plus libre, a confié à NPR n'avoir trouvé aucun cas de terrorisme correspondant à ce scénario dans les données qu'il a examinées.

L'audience devant la Cour suprême est prévue pour le 1er avril 2026, selon le calendrier du SCOTUSblog.

Ce que les gens disent

Les discussions sur X concernant l'audience de la Cour suprême du 1er avril sur le décret du président Trump limitant le droit du sol reflètent des opinions polarisées. Les partisans, y compris des influenceurs conservateurs, saluent une mesure essentielle pour freiner le tourisme de naissance, avec des appels viraux demandant à la Cour de maintenir le décret. Les critiques soutiennent que cela remet en cause le précédent historique du 14e amendement établi après l'affaire Dred Scott. Les comptes rendus journalistiques offrent une couverture neutre du débat constitutionnel.

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