La dirigeante senior du CPI(M) Brinda Karat a écrit samedi à la présidente Droupadi Murmu, réclamant son intervention contre la décision du gouvernement de l'Uttar Pradesh de retirer les charges contre les accusés dans l'affaire de lynchage collectif de Mohammad Akhlaq en 2015. Elle a souligné que la gouverneure de l'Uttar Pradesh, Anandiben Patel, a accordé la permission pour cette tentative 'totalement illégale et injuste' de saper la justice, alors que le principal témoin a déjà fourni des preuves.
En 2015, Mohammad Akhlaq, résident du village de Bisahda dans le district de Gautam Buddh Nagar, Uttar Pradesh, a été lynché par une foule devant sa maison le 28 septembre, tandis que son fils Daanish a subi des blessures graves. L'incident a provoqué une indignation nationale, le gouvernement assurant la punition des responsables. Une affaire a été enregistrée en vertu des articles 147, 148, 149, 307, 323, 302, 504, 506, 427 et 458 du Code pénal indien.
Le gouvernement de l'Uttar Pradesh a déposé à présent un affidavit devant le tribunal de district de Greater Noida pour retirer l'ensemble de l'affaire. Dans sa lettre, Brinda Karat a déclaré que la gouverneure de l'Uttar Pradesh Anandiben Patel a accordé une autorisation écrite au gouvernement de l'État pour procéder à cette 'tentative totalement illégale et injuste de subvertir les processus de justice'. Elle a exhorté la présidente à une intervention urgente, notant que la gouverneure, nommée par elle, est responsable devant la présidente.
Karat a exprimé son regret d'avoir à écrire sur cette question mais l'a jugé essentiel pour la justice. Ce développement soulève des préoccupations quant à la mination du processus judiciaire dans l'affaire de lynchage, où le principal témoin a déjà fourni des preuves.