La Chambre fait face à une impasse sur l’âge de la majorité pénale dans la PEC Sécurité

La Chambre des députés du Brésil doit voter mercredi (4 mars) sur la PEC de la Sécurité publique, mais fait face à la résistance du gouvernement à l’inclusion de la réduction de l’âge de la majorité pénale à 16 ans. Le rapporteur Mendonça Filho propose un plébiscite en 2028 sur la question, ce qui divise la base alliée et l’opposition. Le gouvernement Lula s’oppose à la mesure, en priorisant l’organisation du système de sécurité.

La Proposition d’émendement constitutionnel (PEC) sur la Sécurité publique, rédigée par l’Exécutif, est prévue pour un vote à la Chambre des députés mercredi (4 mars 2026), comme annoncé par le président de la Chambre Hugo Motta (Republicanos-PB). Cependant, le texte fait face à une forte résistance des alliés du gouvernement, en particulier concernant l’inclusion de la réduction de l’âge de la majorité pénale de 18 à 16 ans pour les crimes violents, défendue par le rapporteur Mendonça Filho (União Brasil-PE).  nnMendonça Filho a inclus dans son rapport un plébiscite en 2028 pour que le public décide de la réduction, sans approbation initiale du gouvernement. Le leader du PT à la Chambre, Pedro Uczai (SC), a suggéré des alternatives, comme discuter de la question dans d’autres PEC ou via plébiscite, mais a insisté sur le fait que ce n’est pas le cœur de la proposition, qui vise à organiser le Système unique de sécurité publique et à définir les responsabilités entre l’Union, les États et les municipalités.  nnLe gouvernement Lula, par le biais du Ministère des Droits humains, a déclaré que la réduction est inconstitutionnelle, inefficace contre la violence et incompatible avec les engagements internationaux. La ministre Gleisi Hoffmann (Relations institutionnelles) a appelé à la collaboration du Congrès, déclarant : « J’espère que le Congrès, la Chambre, collaborera. Nous avons envoyé une proposition pour organiser le Système unique de sécurité publique du pays. C’est très important [...] Et nous envoyons aussi une proposition de financement de la sécurité. Donc, j’espère que cela ne deviendra pas juste un affrontement politique et électoral. »  nnLa base alliée est divisée : União Brasil soutient le plébiscite, son leader Pedro Lucas (MA) déclarant : « C’est un thème que nous devons aborder. Si nécessaire, nous déciderons par vote. » Le MDB, par la voix de son leader Isnaldo Bulhões (AL), préfère le traiter dans un projet de loi séparé. L’opposition et la bancada da bala exigent une extension à tous les crimes, plus un salaire minimum pour les professionnels de la sécurité et une exonération d’impôt sur le revenu pour les policiers gagnant jusqu’à 10 000 R$.  nnHugo Motta cherche un consensus pour faciliter l’approbation, qui nécessite 308 voix. La commission spéciale, présidée par Aluisio Mendes (Republicanos-MA), a programmé une session supplémentaire jeudi (5), signalant des discussions prolongées. Les alliés du gouvernement excluent de voter contre ou de demander un réexamen, mais pourraient reporter informellement l’analyse pour éviter l’usure politique. Le débat a gagné en traction à la suite de cas récents, comme la mort du chien Orelha à Florianópolis (SC) le 4 janvier et un viol collectif à Copacabana (RJ), impliquant des jeunes, dont un de 17 ans. Un sondage Datafolha de 2019 montrait 84 % en faveur de la réduction.

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