Le président de la Chambre Hugo Motta a transmis une PEC à la CCJ lundi (9) pour mettre fin à l'échelle de travail 6x1, priorité du gouvernement Lula. Il a argué que la discussion est inévitable et arrive tardivement dans le pays. Le débat s'intensifie avec une étude de l'Ipea sur la réduction des heures de travail.
Hugo Motta, président de la Chambre des députés, a déclaré lundi (9 février) que la discussion pour mettre fin à la semaine de travail de six jours avec un jour de repos, connue sous le nom d'échelle 6x1, « arrive déjà tard » au Brésil. Dans un discours en plénière, il a défendu le traitement de la Proposition d'Émendement Constitutionnel (PEC) présentée en 2024 par la députée Erika Hilton (PSol-SP), transmise ce matin à la Commission de Constitution et Justice (CCJ). La proposition avancera conjointement avec une autre rédigée par le député Reginaldo Lopes (PT-MG). Motta a souligné que cette question est l'une des priorités du gouvernement Lula pour cette année et qu'il rencontrera dans les prochains jours le président Luiz Inácio Lula da Silva, ainsi que les ministres Gleisi Hoffmann, Guilherme Boulos et Luiz Marinho, pour discuter de la fin de cette échelle. Le gouvernement envisage d'envoyer un projet de loi avec urgence constitutionnelle pour accélérer l'examen. La nomination du rapporteur de la PEC et le calendrier auront lieu après l'élection de Leur Lomanto Júnior à la tête de la CCJ. Dans le discours, Motta a comparé ce moment au processus d'abolition de l'esclavage, lorsque les opposants prédisaient un chaos économique qui n'a pas eu lieu. « En tant que président de la Chambre, je programmerai l'amendement constitutionnel pour mettre fin à l'échelle six-par-un », a-t-il dit. Il a reconnu des résistances mais affirmé que la question sera traitée « avec responsabilité ». « Le Brésil est mature pour affronter l'échelle six-par-un », a-t-il conclu. Le débat a pris de l'ampleur récemment avec les discussions sur la réduction des heures de travail. Une étude de l'Ipea, à paraître mardi (10), indique que la réduction aura un effet redistributif significatif sur les revenus. Sur la base des données Rais de 2023, l'institut note que le maximum légal de 44 heures concentre les travailleurs à faible revenu et peu instruits dans des occupations mal payées et à forte rotation, tandis que les contrats de 40 heures sont associés à des salaires moyens plus élevés.