Une loi chilienne autorise les détecteurs de métaux dans les écoles sous réserve de multiples approbations

Le 1er avril, le Journal officiel du Chili a publié la loi sur la coexistence, le bon traitement et le bien-être des communautés éducatives, autorisant l'installation de portiques de détection de métaux dans les écoles sous des conditions strictes. Cette mesure répond à la hausse de la violence scolaire, illustrée notamment par le récent poignardage d'un élève à Calama. Sa mise en œuvre n'est pas immédiate, faute de réglementation et de financement spécifique.

La loi, publiée mercredi au Journal officiel, stipule dans son article 10 que les responsables d'établissements scolaires peuvent utiliser des ressources technologiques pour détecter les armes, à condition qu'il existe un accord au sein de la communauté éducative et que la mesure soit justifiée, proportionnée, nécessaire et adaptée.

La ministre de l'Éducation, María Paz Arzola, a précisé qu'« il ne s'agit pas d'une obligation pour les écoles, mais d'un outil pour celles qui l'estiment nécessaire et qui disposent de l'accord de leur communauté éducative ». Toutefois, cela nécessite une réglementation de la part du ministère de l'Éducation et du ministère de la Sécurité publique dans un délai de 12 mois, ainsi que des protocoles internes approuvés par le sous-secrétariat à l'Éducation après avis technique de la Sécurité.

Cette décision s'inscrit dans un contexte de recrudescence de la violence scolaire, marqué notamment par le meurtre d'un inspecteur au Liceo Obispo Silva Lezaeta de Calama et, le même jour, par le poignardage d'un élève de huitième année par un camarade devant l'Escuela República de Chile D-52 dans cette même ville. Les Carabineros ont arrêté l'agresseur, également mineur, peu après les faits.

Les responsables d'établissements doivent financer ces installations sur leurs ressources existantes, comme la subvention scolaire préférentielle ou le Fonds de soutien à l'éducation publique. Les réactions sont diverses : le SLEP Santiago Centro attend les accords des communautés, Ñuñoa évalue la situation, Vitacura privilégie la prévention, et le président de la FIDE, Pedro Díaz, y voit un soutien juridique tardif. Le maire de Lo Barnechea, Felipe Alessandri, prévient que la technologie ne résout pas les problèmes de fond.

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